samedi 30 août 2008
Londres, Aout 2008.

Ça pique les yeux, je sais.
J'suis donc parti en Angleterre, pendant une bonne semaine, avec les gaillards de la photo. Pas de Davidasse, pas de Yass, pas de Couladousse, et pas même un petit Fredo pour la forme! La vie c'est con des fois, la bande des quatre gît elle au rang des cadavres puants de la blogosphère? Bien sur que non, mécréant, on est juste toujours aussi mal organisés, et certainement aussi que les choses changent, on fait de plus en plus de trucs de notre coté, c'est la vie. Il est loin le temps ou regarder un dos tres à 18H chez Yass après une session de planche à roulettes en short de bain et chemise Pierre Clarence était le quotidien de l'équipe.
Enfin nique sa mère, c'est comme ça. J'suis donc parti avec mes nègres dans cette ville de sauvage qu'est Londres, pour un séjour parmi les plus violents jamais réalisés, avec, dans un ordre non exhaustif: Du Kentucky Fried Chicken, de l'alcool qui coule à flots, des bus de nuit, des barres de rires, beaucoup d'argent qui s'échappe, des disco clubs, des michetonneuses, un repas par jour, des vinyles inédits, une dizaine de mètres carrés et un lit pour 4, de l'alcool à gogo, de l'errance nocturne, des mamans que tu kiffe, des pubs, un tas de magasins, de l'estomac qui gargouille, des réveils difficiles à 16H, des private jokes, des bornes d'arcade, et un peu d'alcool.
Tous les ingrédients d'un séjour réussi, en somme.
Autant te dire que c'était beau. Entre Ninja (nda: ce badaire ne veut pas que je mette son vrai nom), big up aux hommes de l'ombre), le prince noir qui rentre en boîte en short, Atemi au pieds et chaussetes de Trek, Tisinge à 5H du matin dans les ztreetz avec le ventre tellement vide qu'il arrive pas à rendre et qui se fait réprimander par la police pour avoir voulu uriner dans une ruelle, Habib en mode violence des dance-floors à un concert de rock and roll et votre serviteur qui se fait fouiller et passer au détecteur de métaux en pleine rue pendant une demie heure par un policier qui à la vue de mon visage d'une violence rare a tout de suite supposé que je venais d'Amsterdam... On était en place.

La ville de London (à prononcer à la française) est vraiment balèze, à base qu'on était logés à Charlton Road, je sais pas vraiment ou c'est mais en gros c'est la banlieue, on va dire. Une heure de bus pour atteindre le centre de la ville, Picadilly et compagnie. Ça paraît chiant comme ça mais en fait y a deux étages aux bus dans ce pays de ouf, donc c'est tout de suite carrément plus fun. Autre détail sympa, y a des lignes de bus 24/7. Déjà c'est bien pratique, et en plus c'qu'est surprenant, c'est que y a toujours du monde dans les bus. Genre on en prend un à 4 du mat, et bah il est blindé. Et tout l'monde se tient à carreau, genre la go qui sort de boîte en micro jupe et haut talons, elle vient au fond avec nous, et personne la fait chier (sauf nous (je plaisante, on est pas ce genre de gars)) Alors que bon, tu t'attendrais à c'qu'à cette heure avancée, l'alcool aidant, ça soit vite la merde, normal! Et bah nan.
Fou. Enfin donc voilà, qui plus est le coin en question, Charlton Road, c'est pas mal (en vrai on a rien vu du quartier à part le pâté de maison mais osef), on était dans une baraque que la sœur d'Habib partage avec d'autres gens, elle nous a lâché sa chambre pour la semaine, c'qui est très sympa, convenons en. Le reste de la maisonnée consistait en un africain du sud, un anglais, un couple d'indiens et leur tante sans papiers. C'est là ou le lulz surgit. La pauvre, du haut de ses 70 ans, dort par terre sur une espèce une paillasse, dans le salon. A base qu'on devait l'enjamber en rentrant la nuit, limite. Miskina. Elle a très vite développé une haine peu dissimulée à notre égard, lorsqu'on déjeunait à 15H nos céréales de pauvres en petit caleçon et qu'elle restait là à nous regarder, assise à rien faire dans son fauteuil. Jusqu'au dénouement ou elle a mis en scène un cambriolage pour nous faire arrêter par la police, enfin une histoire mystique à laquelle j'ai pas tout compris. Jamais on saura! C'était chouette.

(No homo)
Le vrai London, celui de la décadence féminine, de l'Islam très modéré et des Hindous qui te donnent des journaux gratis, c'est autre chose. C'est à base de 452 millions de personnes qui circulent, consomment, s'amusent, dépensent, mangent comme 4, achètent, raquent et de temps en temps, se font un petit plaisir et se payent un truc. Ils s'arrêtent jamais, on dirait. Des magasins grands comme dix fois le Shopi de ton quartier, avec des trucs inédits un peu partout à n'en plus savoir ou donner de la tête. Des Fast-Food à gogo pour le gros lard qui sommeille en toi, des magasins avec la musique à fond et des écrans géants, et à coté d'ça des espaces comme Hyde Park avec de la verdure à perte de vue pour te régaler d'un petit somme sur une chaise longue à 2 livres la location (lol) ou tout simplement taper un footcheball avé les copains.


La nuit tout devient encore plus ouf, on parle de meufs qui hésitent pas à taper la robe aussi grande qu'un T-shirt à ta petite sœur (celle qu'a 8 ans) et exhiber leur uc' à qui veut bien tourner la tête sur leur passage, de faces de crackheads qui arpentent les ztreetz en vain, de thugs qui rodent, de gosses de 12 ans aux parents surement millionnaires qui vont au Burger King à 1 du mat... mais globalement, surtout des gens qui s'amusent, qui rigolent, qui se prennent dans les bras et se font des câlins (alcool aidant)... T'as vraiment l'impression d'être au pays de Candy, tout le monde il est beau, tout le monde il est content, tellement que tu fais pas attention au clochpouille à base de jambe de bois qui joue de la guitare assis par terre devant le KFC ou à la maman qui te met son bébé rachitique sous la gueule pour t'apitoyer et qu'tu lui lâche une piécette.
Le revers de la médaille est assez hardcore, quand entre deux courses après tel bus ou tel pub, tu te pose deux minutes et que tu prend le temps d'observer. Enfin j'imagine que c'est comme ça dans toutes les grandes villes, ça m'fait la même quand je bouge en région Parisienne, ou même à Rouen. C'est vraiment très grand, ça fourmille, y a des trucs à sentir, à entendre, à voir et à tester à chaque coin de rue, des nouveaux gens à rencontrer tout les soirs, des nouveaux endroits, des nouveaux trucs à expérimenter. Genre t'as vraiment l'impression que tu peux tout trouver. Tellement que parfois tu sais pas trop par où commencer, faut dire c'qui est. Et tu peux te retrouver par erreur dans une boîte gay, ou ce genre de fâcheux malentendu. Mais on en parlera pas.


Enfin ouais, j'ai pas pris masse de photos et encore moins de la foule, mais je suis sur que vous voyez c'que j'veux dire. Niveau population c'est cosmopolite et c'est l'moins qu'on puisse dire, j'ai notamment bien aimé la présence d'autant d'indiens, une sorte de fou. La dernière fois que j'me suis fait cette remarque c'était à Paris pendant le Ternet tour. A crois que y en a aucun par chez nous en province, c'est bizarre quand même. Les gens calculent pas trop, tu croise des gros ponks de base et puis des juifs, des darones avec la burkah et leurs filles qui mettent le hijab mais avec du gros maquillage, le jean zlim et les talons aiguilles (ça j'ai pas trop saisi le concept par contre)... C'est plutôt amusant.
Après d'un point de vue plus architectural c'est des trucs qu'on a vu dans les bouquins, on a pas fait Buckingham Palace et tout la clique en fait, on était pas vraiment dans une optique de tourisme de ce genre. Y a des trucs originaux ici et là, genre pas loin du millenium bridge j'crois, un bâtiment avec des photos géantes, dont une qu'on a reconnu puisque c'est celle de Ladj de Kourtrajmé. Plutôt inattendu n'est ce pas? *smiley à lunettes* Sinon j'y connais que dalle à l'architecture de toutes façons, mais c'est des trucs de base, juste chouettes, genre le London Bridge ou des batiments classes sur lesquels tu tombe comme ça, ça fait plizir.




Enfin hey voilà, on va pas sortir toutes les photos pour des raisons de sécurité (et de pudeur), ni tout les dossiers, mais c'était un séjour bien marrant, on peut le dire. Jusqu'au ferry qu'est une partie du voyage assez sympa je trouve, je sais pas c'que ca donne en Eurostar mais le bateau a son charme, avec tout les facétieux voyageurs, les magasins avec la nourriture la plus chère du monde et ses beaux paysages (j'ai matière à ouvrir mon deviantart d'artiste gothique avec toutes les photos de lever de soleil que j'ai pris, je pense) Le retour est légèrement plus corsé, et ca finit assez violemment, quand tu reviens sur les terres natales avec un chien policier qui vient t'renifler l'entrejambe et un douanier qui te demande si t'as une boulette sur toi.
La violence faciale étant exagérément au rendez vous, on n'lui en veut presque pas:

Et puis bon, on prend le bus pour rentrer, avec un fieffé coquin qui au fond à coté de nous fume sa grosse gauloise à 8H du matin, ça fait toujours son petit effet. Comme d'hab' le p'tit pincement au cœur du retour dans la grisaille locale. Faut dire qu'il y a la fatigue aussi, c'est assez hardcore le mode de vie qu'on a tenu là bas. Et c'était surtout d'la boule. On retiendra que c'était bien classe, que London est une ville chanmax et que les Anglais sont funs, en fait (contrairement à c'que mon grand père m'avait dit, à savoir qu'ils "te poignardent dans le dos à la première occasion"). Même si au final si on fait le compte on a du rencontrer plus de gens d'ailleurs que de vrais Anglais, mais c'est ça qu'est beau!
Enfin voilà on arrive bientôt au mois de Septembre, ce voyage ayant en gros clôt l'été. Eté bien à chier, globalement. Même pas un malheureux truc avec mes sausses du crou, un tas de détails casse-roustons, un e zombification alarmante ajoutée à un désarroi et un j'm'en foutisme global encore plus intense que d'habitude (c'est dire)... C'était assez foireux. Mais j'ai taffé (dans la même boîte qu'il y a deux ans) et c'était pas mal, j'ai eu droit à quelques moments chouettes, et y a eu ce voyage, qui a bien roxé sa race. On peut dire que ça relève bien le bilan estival.
Ma famille étant partie en vacances après mon départ, j'me suis retrouvé tout seul chez moi à mon retour, et le quotidien le plus hardcore du monde a vite repris le dessus, et entre deux incursions dans le monde réel, ça donne très vite quelque chose comme ça:

Normal! Me voilà donc back, et une fois n'est pas coutume les choses ont pas bougées toutes seules pendant mon absence. J'sais pas c'qu'il va se passer maintenant, mais va falloir que ça se passe. En attendant c'est samedi aujourd'hui alors on verra plus tard, j'pense que j'vais me défoncer au sirop pour la toux et dormir toute la journée en écoutant Lil' Wayne, et y a surement un truc qui va se présenter pour ce soir. Ou pas, remarque. C'est pas vraiment important.
London, c'est bien. Allez y!

dimanche 2 septembre 2007
Devine qui est de retour?

(En forme de dédicasse aux fidèles, qu'étaient déjà là y a un an. Big up)
Partir
deux semaines, loin de tout, laisser les choses derrière soi, se retrouver seul
face à soi même, afin de pouvoir se pencher sur le contenu de son mental, en
paix. Avec pour seule compagnie celle de la famille, nottament le paternel avec
qui les rapports sont tendus depuis trop longtemps, se retrouver tous ensemble
dans une communion familiale, se ressourcer loin de tout, isolé, deux semaines pleines.
Mais
quelle idée de merde !
Je crois que j'n'ai jamais été aussi aveugle sur ma propre condition, j'ai trop du regarder de films de samouraï ou de western avec des héros solitaires classes en diable, et ca a du m'embrouiller l'esprit. Quelle connerie de croire que partir loin de tout deux semaines dans un coin paumé, coincé avec ma famille et surtout le paternel, allait améliorer quelque chose, ou me permettre une quelconque reflexion profonde un tant soi peut constructive...
Mais commencons par le commencement. Déjà, pour situer géographiquement le coin ou j'ai passé les deux fameuses semaines, c'est tellement la Bretagne profonde que c'est la Vendée. C'est pour dire. Au bout de 10 ans à venir au même endroit, j'réalise que c'est pas la Bretagne mais la Vendée. J'dois vraiment être à coté d'la plaque. Mais au fond, qu'est c'qu'on s'en fout, c'qui compte c'est c'qui s'est passé, la bas, dans cette île qui répond au doux nom de Noirmoutier:

Pas grand chose, pour le coup, et c'est bien là qu'est le problème. Tout a débuté par un voyage étrangement calme et rapide. A l'exception d'un arrêt sur une aire d'autoroute ou mon père a une fois de plus fait preuve de sa grande classe en lachant un pet des familles alors qu'on était méchamment entourés... de familles, justement, en train de manger, et après avoir raconté de la merde sur des anglais garés à coté de nous bien fort, sous pretexte que "on s'en fout, ils nous comprennent pas". Okay. Installe toi, bien calé dans le siège, les pieds sur le dossier de devant, le casque sur les oreilles, 2 ou 3 siestes et sans que t'ai rien senti venir 7 heures se sont écoulées, on est arrivés.
J'ai une chambre pour moi dans la location de cette année, en lieu et place de l'habituel canapé, ca fait plaisir. On prend tous nos quartiers, la bonne humeur et là, et même une certaine bonne volonté de la part de tout l'monde. Les deux premiers jours se passent plutot bien, j'me ballade sur le vélo emprunté à ma soeur restée au Havre (avec la selle reglée sur l'minimum pour faire un peu lowrider, tu vois c'que j'veux dire), j'observe la faune locale.
Faune classique de la station balnéaire miteuse, un peu. On est pas à St Trop, içi, alors pour des seins silliconés, des strings et des tablettes de chocolats, tu repasseras. Ici pour les dames le maillot se porte informe, la peau flottante et le cheveu mauve. Quant à ces messieurs, ils ne sont pas en reste et exhibent cette saison une nuque longue des plus élégante, s'accordant à merveille avec leur short en jean et leur marcel fait maison (un t-shirt johnny déchiré à chaque épaule, généralement)

(sisi, la famille)
Mais y a pas non plus que ça, y a les parisiens citadins qui viennent un petit peu gouter aux charmes de la vraie vie, s'ennivrer un peu de la saveur typiquement provinciale du coin, de préference en bolide de luxe et avec les lunettes de soleil mouche pour la dame, parce que bon, on est pas des animals quoi. Y a aussi l'autochtone, que ca fait plus chier qu'autre chose toutes ces têtes de cons qui viennent l'emmerder tout les étés alors qu'il veut juste aller pêcher peinard. Et puis y a la majorité des gens, à savoir des familles lambda, avec c'qui faut de beaufitude et de classiques du genre (sandales en cuir, gamins qui gueulent et font chier leur monde, ados qui font la gueule...), catégorie dans laquelle je nous range ma famille et moi, vous l'aurez compris.
Et puis voilà, au bout de deux jours, il se met à flotter. Et pas le crassin de merde hein, dru, qu'il pleut. Alors bon, bah on reste à l'interieur, on s'occupe, on bouquine, on écoute de la musique... C'est là que les choses commencent à s'corser. Faut savoir que chez moi, on est pas non plus comme les doigts d'la main, chacun fait son truc de son coté, et c'est très bien comme ça. Sauf que là, on est en gros H24 les uns sur l'dos des autres. Et c'est vraiment super relou. Alors bon, j'fais des tours en vélo sous la flotte avec le popode a fond, je lis, et je pense.

(Maintenant imagine 70% de mon temps passé comme ça)
Je lis Platoon, moins poignant que le film mais saisissant, avec des passages qui m'enfoncent encore plus dans ma galère (le passage dans les bas fonds, pour ceux qui voient d'quoi j'parle). Puis 1984 de Georges Orwell, un bouquin passionant, malgré des passages qui m'ont gonflé (les pans entiers du livre de Goldstein recopiés, bien chiants) mais la fin rattrape les longueurs et te retourne la tronche, au passage. Simetierre de Stephen King, qu'je bouffe en une vingtaine d'heures, à fond. Là encore une fin marquante. Et puis, à court de nouveauté, j'me décide à ressortir LE bouquin dont j'ai jamais pu dépasser la préface: "Avant le Big bang" d'Igor et Grishka Bogdanov.
L'erreur. J'ai lu 5 pages et j'me suis surpris à me pencher d'avant en arrière, recroquevillé sur moi, en me tenant les genoux et en proférant des formules obscures de néophysique. Au bord du gouffre, je me décide à réagir. Il pleut toujours à torrents dehors, j'enfourche mon vélo, enfile ma capuche et j'me dirige vers le cinéma de l'île. Die Hard 4, plus à l'affiche depuis 1 mois dans le reste de la France, est au programme, j'y vais. Le cinéma bien à l'ancienne, avec des affiches de Men In black ou d'obscurs films d'action des années 90, m'acceuille à bras ouverts.

Le film mériterait un article, je pense, et je n'vais pas m'attarder dessus maintenant. De l'entertainment vitaminé, pas à la hauteur d'un Die Hard mais qui fait plaisir à voir quand même. Mais l'autre attraction pour l'observateur que je suis était dans la salle. Un rang devant moi en particulier, ou s'étaient installés 3 hommes de types quinquagénaires, du genre qui aime mépriser l'amusement du peuple, un peu. J'l'ai senti dès le début quand ils parlaient avec leurs grands airs, et j'me suis dit que c'était bien le genre de troufions qu'allaient faire de la merde pendant le film.
Et j'suis tombé juste, c'était amusant. Du genre à chaque punchline ou rebondissement facile du scénario, y en avait un des trois pour lancer un ricanement entendu à ses compagnons, du genre "qu'est c'que c'est con". Ca m'a saoulé. On est tous au courant que le pourcentage de chance pour que Maclane detruise un hélicoptère Hind B avec sa Dessoto de fonction est nul, mais bon, on s'en claque nan, c'est cool. Faut dire qu'a des moments ca pisse vraiment pas haut, mais quelques répliques du genre "c'est aussi agréable qu'un pomme de pain dans l'cul" te font te dire que bon, ca valait ses 7 euros, quand même.
Et puis en rentrant, le drame. L'Ipod tombe en rade de batterie. C'était previsible, mais j'pensais chopper un adaptateur sur place et improviser. Mais non, sur une ile ou trouver un numéro de DC universe de moins de 6 mois est un fait rare, penser trouver un adaptateur usb\secteur est utopique. Alors vlan, plus de musique, et ca fait que 4 jours que j'suis là. Les nuits sont longues. Très longues. Moi qu'ai déjà du mal a dormir d'habitude, j'me retrouve à fixer le plafond ou à rester assis jusqu'à 5, 6, 7 heure du matin, sans rien faire. A part potasser sans fin et en vain, potasser sur de la merde.

(La même que scène que plus haut, mais de nuit cette fois)
Ca je deteste, potasser en vain, ca n'm'avance à rien, je ressasse toujours les mêmes trucs, c'que j'ai pu foirer, les moments ou j'ai deconné, c'que j'aurais pu faire, c'que j'aurais pas du faire... Et puis après j'me met à imaginer des trucs, à partir loin, dans des délires hors de portée et completement abrutis, pour revenir à la rélaité en réalisant qu'il est 6H du mat', que j'suis en train de ressasser d'la merde dans un marasme mental sans but ni utilité, et qu'il serait peut être temps de pioncer, maintenant.
Cet état de tension ajouté au temps de merde, l'ambiance commence à se deteriorer. Je me met à me prendre la tête avec le daron, pour tout et n'importe quoi. Tout c'qu'il fait m'insupporte, et c'est réciproque. C'est assez électrique alors je sors rouler en vélo au gré du vent, comme un bon galérien. Et là, l'idée m'apparait: Pourquoi ne pas utiliser la fonction radio de mon telephone portable?
Je m'y attelle, sans grand espoir de trouver quelque chose de divertissant. Au premier abord, 2 stations: France inter et france bleue. En fouillant un peu et au prix de placements stratégiques du portable et du kit piéton (ce qui résulte à tenir les écouteurs d'une main, le portable de l'autre, et de tendre au maximum. Pratique), j'arrive à décrocher deux autres stations: Alouette et skyrock.

(L'ironie, une arme contre la depression. Toi aussi essaye chez toi, ca marche)
Bon, comme ça c'est pas folichon, a priori. Et puis en fait non, vu que pendant dix jours j'm'en suis contenté, en écoutant uniquement France inter et Skyrock. Et j'te jure, c'étai bien! Sans déconner! J'ai commencé par écouter Pénélope.com sur France inter tout les après midi, une émission présentée par Laurence Garcia avec chaque jour deux invités, autour d'un thème, et avec les interventions de pénélope, l'"héroine" virtuelle de l'émission, de son chat transexuel Chantal Champagne, et de toute une galerie de personnages... Et c'était d'la balle!
France inter c'est un peu un truc de fou, en fait. J'avais jamais écouté et c'est fou, y a des trucs inédits. Du style un gars la nuit, qui raconte des histoires sur Che Guevara et d'autres trucs passionants, entrecoupés par de la musique de qualité adaptée au sujet de l'histoire. Y a aussi des débats autour d'artistes, avec des gars comme Ekoue de la Rumeur ou James Delleck qui sont invités, incroyable. J'aurais pas cru. Et puis t'as des chroniques de bouquins improbables aussi, genre ça:

Un bouquin qui t'apprend que dans un match de foot occidental on assiste à 350 crachats en moyenne contre 450 pour un match Africain, que Jesus a rendu la vue à un aveugle en lui barbouillant la tronche avec un glaviot, ce genre de trucs. De quoi briller en société, à coup sur! Une radio étonnante, j'ai découvert du son fou en l'écoutant une dizaine de jours: du rap sénégalais, de la chanson française, de la pop miouzic... Vraiment complet, j'ai été surpris.
Mais y a un moment ou entendre parler du dernier concert de Chiara Mastriani en compagnie de l'auteur du livre "la palestine et ses ressources naturelles", c'est plus possible. Et comme les émissions en début de soirée sont moins efficaces sur France Aintaire, j'me suis mis à écouter Skyrock tout les soirs (je relis cette phrase et ca me fait peur). Planète rap, Difool, et la nocturne, le cut killer show... En fonction de c'qui y a. J'pensais pas réecouter un jour cette radio mais j'dois dire que j'ai été pris dans l'truc, aussi fou que cela puisse paraitre.
Parce qu'au dela de la relativement faible programmation en journée, basée autour d'une petite vingtaine de tubes qui tournent en boucle, avec des vrais morceau de honte rapologique dedans, y reste des trucs interressants à écouter. A commencer par la nocturne, très tard, ou on peut entendre rapper des gars qui ne sont pas dans le circuit et vivent artistiquement par le biais des street albums. Plutot etonnant, pour une radio commerciale, je m'souviens avoir entendu rockin squat de Assassin et d'autres gars plus ou moins "en marge" à l'époque, mais je n'savais pas que ca continuait. Ca fait plaisir.

(une couverture aussi mysterieuse... Pas de doute, il sont underground)
Quant à Difool, c'est toujours la meme chose depuis dix ans, et c'est drole, faut dire c'qui est. C'est incroyable la longevité d'ce truc, et la facilité de se remettre dans l'bain après longtemps sans avoir ecouté. Si les potos et moi on faisait une emission de radio, personne pigerait un mot! La formule est accrocheuse et les gimmicks reviennent très vite, ils savent mener leur barque et il est pas rare que tu te surprenne à rigoler de bon coeur à certaines boutades. Au dela des sempiternels problèmes sexuels bidons à grand renfort de mytho, j'ai bien aimé les ptites conneries au téléphone comme au temps du double appel, ca rappelle un tas d'souvenirs. J'suis content d'avoir écouté une dizaine de jours, même si c'est pas dit que j'm'y remette avant longtemps, pour des raisons de sécurité.

(ils sont plus beaux à la radio, quand même)
J'occupe mon temps entre la radio, le rodage dans les rues, les saines lecture type rock and folk, Mad movies et les comics de qualité. J'écris des trucs dans mon calepin, je joue à mario kart. Et alors que nous atteignons l'issue de la première semaine passée en exil, le beau temps fait son apparition!... Et ca ne change strictement rien. Moi qui pensait que le temps foireux était en grande partie responsable de mon humeur, je m'rend compte que non. C'est là que l'ambiance orageuse décide de n'pas s'accorder avec le climat et de virer à la tempête.
J'exagère pour le bien de la métaphore climatique, mais bon, ca se passe mal. J'me prend la tête sevère avec le paternel, ca s'enerve, et c'est susceptible de peter à tout moment dans les jours qui suivent. On s'calcule pas, l'ambiance quand je suis là est à chier. J'm'en bat les reins. Une nouvelle semaine commence, et je pars tout les après midi errer dans les rues et les campagnes à l'écoute de Pénélope.com. Sur mon vélo, je prend les sorties au hasard, je roule au p'tit bonheur la chance, avec la bonne humeur, programmation musicale aidant. On atteint des sommets dignes d'un clip de Weezer quand une chanson bucolique me flatte les oreilles et qu'un papillon vient se poser sur ma main, alors que je roule à l'ombre des arbres d'un chemin perdu.

(c'était exactement ça, pour ceux qui reconnaissent)
Je pars parfois plusieurs heures sans savoir ou je vais, me perdant ou me retrouvant en plein milieu d'un ensemble de champs, avec rien n'y personne à la ronde si ce n'est des insectes à la piqure létale et moi, sur mon vélo féminin. Les moments agréables des vacances, pour sur. Avec quelques droleries croisées en chemin, au détour d'un rue paumée, qui m'font dire que, merde alors, les gens sont facétieux, dans ces contrées éloignées:

(Facétieux... Ou racistes. Au choix)
Et puis quand je commence à fatiguer, que l'émission radio se termine ou que la selle se met à serieusement entamer mon coccyx, je rentre. Et je dors, gros. Sauf une fois ou deux, ou on est allé à la plage en famille. C'qui faut savoir, déjà, c'est que faire du vélo en famille, c'est chiant, mais imagine maintenant faire du vélo, en famille, guidé par mon père! On atteint des sommets. Mon paternel, élu l'homme le plus compliqué ever, qui préfère te faire prendre une chemin cabossé, etroit, avec des voitures qui passent à mach 3 et des montées abruptes, plutot que de passer par une route de base qui nous amène à la plage en 5 minutes.
Alors c'est genre tu jongle comme un batard pendant 20 minutes, t'as l'entrejambe bousillée par tout les dos d'anes et culs d'poules, t'as failli te faire renverser par des rednecks en camping-car 3 fois, on arrive sur place, et c'est naze. Alors là t'es rageux, et tu t'dis qu'on t'y reprendra pas à deux fois. Alors que le daron est en train d'attacher les vélos, l'amateur de bon mot (et de danger) que je suis décide de faire valoir son point de vue et de sortir: "Hey dis moi, on pourrait prendre un chemin encore plus à chier la prochaine fois? Y doit bien y avoir un marécage ou une usine désaffectée sur cette île, nan?"
Bon, j't'avoue que j'étais très fier de ma réplique, mais que quand j'ai vu le regard noir qu'il m'a lancé, j'ai fait trois fois l'tour d'mon zlip et j'ai serré très fort ma lacrymo dans ma poche comme une grand mère qui croise un jeune après la tombée d'la nuit.

Enfin bon, après faut voir la gueule de la plage aussi. C'est pas comme dans les films, une plage de sable fin avec des belles vagues et de l'eau transparente. Ici mon pote, le sable est dur avec des vrais bouts d'silex cachés dedans. Va pas faire le mariole à faire des cascades, tu pourrais y laisser un doigt d'pied. La flotte est verte, mais ca a la limite j'vais pas faire le difficile, vu la gueule qu'elle a chez nous. Et puis surtout y a des rochers mon gars, des rochers violents. Demande au genou d'mon père.
J'ai l'impression de faire le gros rageux, de cracher dans la soupe, un peu. C'était pas si mal, en fait, mais au bout de dix jours loin de toute civilisation à part ton portable (merci à ceux qu'ont pris des nouvelles, ca fait plaisir), tu commence à saturer ta race. Mon portable qui m'a d'ailleurs permis d'faire un tour sur internet, un soir de doute, et de griller mon forfait en 20 minutes, aussi. Et ca m'a fait bizarre de faire la tournée des blogs sans pouvoir s'impliquer ni intervenir, sans que ton absence ai changé quoi que ce soit. C'est comme si le monde tournait sans toi.
Au bout d'un moment, d'ailleurs, j''ai réalisé que je pensais pas mal au blogos, à la blogosphère, et à vous. Et sur le coup, ca m'a un peu fait flipper. J'me suis dit que c'était chaud, quand même, que le net avait pris une réelle importance pour moi au fil du temps. C'est pas si comme si j'en avais rien à battre, que j'pouvais arrêter tout demain. C'est devenu un pan de ma vie, un truc non négligeable. Au fond j'le savais déjà parfaitement, et puis j'ai pas d'problème par rapport à ça, c'est pas comme si j'étais addict et que ca representait un danger pour ma santé mentale, ca va, j'en suis pas encore là. Mais ca parait etrange, un peu. Enfin ca va parce que j'ai une autre passion, c'est le dessin:

(Pardon)
Mon petit coté artiste triste à en effet fait quelques percées durant ces vacances, à défaut d'avoir quelque chose d'autre à faire, genre un article (j'avais d'quoi en pondre 50, là bas (que j'n'aurais pas publié, par contre)) ou un quelconque autre acte créatif. Alors j'faisais mon Tim Burton des plages avec des visages moches dans l'sable, ca m'éclate. Et des dessins de merde sur le pictochat de la Nintendo Ds de ma soeur, aussi:


(Une belle famille des sables... Ils sont décédés)
(On sent le mec qui se fait vraiment chier, là)

(Ouais, c'est ton daron, t'as bien reconnu)
Le temps est passé, lentement mais surement, jusqu'au samedi, jour du départ, sans grand bouleversement ni evenement. Ni nouveau trouble familial, ni accident quelconque, on est parti comme on est arrivés, et me voilà chez moi depuis hier, et au terme d'un article que j'aurai eu bien du mal à pondre. Au terme aussi d'un exil bien con, au final. Je sais maintenant que j'avais rien à faire là bas. Mais ca n'a pas été inutile, même si j'me suis beaucoup monté la tête sur tout et n'importe quoi, et que les rapports avec mon paternel sont encore pires qu'au départ. Maintenant je sais que c'était les dernières vacances en famille que je passe, et c'était ptetre necessaire finalement, qu'elles soient foireuses. J'regretterais pas.
Y avait ptetre aussi quelque chose qui m'a fait vouloir partir avec eux, à l'orée d'une nouvelle ère pour moi, à l'heure ou tout mes potes s'engagent et ou il va falloir que j'prenne des décisions, moi aussi. J'ai peut être voulu me rassurer, comme un minot, et j'peux pas dire que ca ai été un succés. Comme le fait de constamment repousser l'heure de faire des choix, d'ailleurs. A c't'heure çi on est le 2 septembre, et moi qui croyait avoir les idées plus claires à mon retour, j'suis plus que jamais dans le flou.
Mais c'est une autre histoire, qu'à pas sa place ici tout d'suite. J'vais prendre les choses en main, mettre un point final à cet article, et aux vacances. Même s'il me reste du répit, c'est symboliquement la fin d'un été pas si fourni que ça, au final, mais avec des pics de régalade qui en valaient largement la chandelle. On y reviendra. Fin de l'exil, fin des vacances, fin de l'article. Kenders est revenu et compte pas repartir avant un certain temps. J'suis bien trop content de vous retrouver.
jeudi 9 août 2007
Ternet Tour 2007 (avec des edits de Yass qui n'se gène pas pour même foutre en l'air le titre de l'article de l'année !)
Ca y est ! On est rentrés, le ternet tour est fini, et après quelques jours de decès mental et autres activités qui m'ont detourné du droit chemin blogistique, je suis apte à vous fournir l'article que j'vous ai promis. Alors attention, 1, 2, 3... Résumé non exhaustif du Ternet tour édition 2007, C'est parti!

Le son emblématique du tour pour accompagner ta lecture, à écouter fort, sans complexe:
Bon, tout d'abord faut savoir qu'avant même le départ, les choses se sont pas goupillées comme prévues. Dans un premier temps, on a pu constater que les étapes qu'ont avait prévu nombreuses et exotiques au possible se sont révélées assez limitées, puisqu'au nombre de 3: Chez Yass, chez Headbanging, et enfin chez Coachola et DamDom. C’qui est, vous en conviendrez, déjà pas mal.
Ensuite, y a eu le cas Davidasse. Davidasse dont les plans se sont révélés bousculés, puis complètement anéantis, et qui s'est retrouvé dans l’incapacité de partir avec nous. Bon. On est pas partis que les plans sont deja legerement chamboulés, vu qu'on s'retrouve avec une tête en moins (et quelle tête !), et quelques annulations de dernière minute.
Mais les choses se devaient d'être faites à fond, et on continuera sans dave, qui deviendra cependant un des principaux sujets de discussions (et de railleries, il faut le dire), du tour. Pour cacher la tristesse de n'pas l'avoir avec nous, certainement. Mais ça, faut pas l'dire, parce qu'on est des durs. On a quand même crée son avatar en forme de parapluie, a qui on parlait souvent, et qu’on trimballait avec nous partout (du moins au début, après il parlait trop alors on le laissait dans la voiture):



Le Ternet tour 2007, c’est avant tout un voyage. Et qui dit voyage dit itinéraire, et l'itinéraire définitif du ternet tout, c'etait ça:

(A la demande de Damdom, son visage ne sera pas montré et remplacé par des fleurs. C’est son choix, et on le respecte(ceux qui veulent des photos d'elle, envoyez moi un mail et un peu d'argent *clin d'oeil maliciceux*))
Tour divisé en 3 étapes donc, vous l'aurez compris: Rennes, Nantes et Paname.
1ère étape: Rennes
Vendredi 27, Couladou passe me chercher sur l'coup de 14H, et le temps d'publier un article, de remplir le sac, d'oublier deux trois trucs... On est parti ! Une route sans embuches, ou j'ai fait honneur à mon titre de pire copilote ever, du genre qui parle et calcule pas les sorties d'autoroute ou met à fond ses enceinte qu'il est l'seul à entendre tant l'son est pourri. Un arrêt chez des roumains pour manger un américain (cocasse), quelques rencontres automobiles incongrues de type wannabe tom selleck dans sa mustang orange (thumbs up a la fenêtre, répondu avec un clin d’œil entendu), et on arrive sur Rennes.
Deja, on s'rend compte que les gens sont beaux, la bas. Que c'est grand aussi. On est un peu subjugués, faut dire c’qui est. Et après un radioguidage de Yass et Janis des plus audacieux, on se rencontre sur un parking à clochpouilles. Revoir le poto, ca fait bien plaiz, et voir Janis aussi. Direction chez l'tounsi ou on s'pose dans son p'tit appart, on s'installe, la miss repart... Et c'est la qu'les choses serieuses commencent.
Faut savoir que la prochaine etape du tour n'intervenait que 5 jours après. Du coup, à 3 dans un 12 metres carrés, j'aime mieux vous dire que ca a été beau. En général c'était du style Hyacinthe et moi à la fenêtre à guetter et interpeller les passants, cracher sur des bagnoles et dire d’la merde, pendant que Couladou rosse un jeu wii, ou la basse. C’est donc beaucoup de chill, façon gitan du 35, avec quelques instants anthologiques, comme la dénonciation d’un groupe de jeunes sauvageons éméchés à la police, après qu’ils aient jete une poubelle dans l’eau et insulté Clad, nonobstant sa voix de papa.



Edit de Yass (le sans gène) : Haha, j'avouerai qu'on a bien rigolé. Maintenant, il est temps de vous révéler ce que Kenders n'a PAS voulu montrer dans son article, à la base.
Et que j'espère qu'il va laisser, parce que quand même, c'était drôle, et je sens que vous pourriez en rire vous aussi.
Le Kenders, avant d'être un joli papillon mangeur de champis hallucinogènes, c'est une larve. Et voila à quoi ça ressemble une larve de Kenders :

(imaginez qu'il a passé 30% du temps sur rennes dans ledit sac de couchage)
(fin de l'edit de ce fiéfé filou de Yass)
On a aussi bougé dans Rennes, histoire de visiter cette belle ville, remplie de gens beaux et cools, mais ou chaque demoiselle charmante est accompagnée d'un bolosse de base. A coup sur! L’occasion aussi de comparer le kebab rennais de celui d’chez nous, et de dégoter une petite perle posteristique pour la chambre du Kender:

(ce fils de lache a sniffé sa coke et négligé sa nana... Mais le poster roxe)
La ville est radicalement différente de c'qu'on connaît, y a plein d'initiatives sympas pour rendre les choses vivantes, genre les vélib', les transats pour se poser en pleine ville, tout un tas d'trucs du genre. A base de magasins a foison aussi, de centres commerciaux... Bref c'est balèze.
Enfin bon, après on retournait à l'appart se poser à la fenetre, quand même, parce que bon voilà quoi, ca fatigue de marcher. Niveau nourriture on a voulu s'la jouer regional, du coup les premiers jours c'était à base de crèpes, de galettes, de chouchen et de servoise... Et puis l'alcool breton c'est crade, en fait, alors après c'était la teille de cidre en plastoc du papa, devant un plat d'nouilles. Le kouigh aman, en revanche, est resté un classique, certainement le meilleur investissement culinaire ever.
On a aussi fait un saut à Broceliande, la fameuse forêt! ... Journée la plus humide de l'histoire, depuis les tempetes de janvier 73. Meme pour la bretagne, c'était violent. On s'est retrouvés dans un monastère, à errer dans la boutique souvenirs devant des livres illustrés sur la vie de Moise, des jeux d'cartes Jésus ou des livres à colorier Mahomet (oups non, pas celui là)

(l'instant culture du ternet tour - le seul)
Ca c’est fini à rechercher l’arbre d’or (que personne a jamais du trouver) pour terminer dans une auberge paumée ou on s’est régalé, et ou on a brillé auprès de la serveuse par notre charme tout normand. A moins que ce n’soit l’odeur qui l'ait fait rire nerveusement en plissant les yeux, jamais on saura.
Plus tard dans la semaine Yass et moi on a entreprit une session d'planche à roulettes by night à la fac de rennes. Fac complètement deserte de nuit, meme pas quelques zonards pour venir faire du tuning et picoler. Ou alors si, mais ils sont passés à coté d'nous sans meme nous calculer. Genre à 23H, tout est desert, deux gars à l'aspect louches viennent dans notre direction et... nous passent à coté. WTF ? Demandez nous une clope au moins les gars, j'sais pas, par principe...
Le retour de la session, a base d'une descente nocturne parfaite, à mach 2, sans freiner une seule fois, 5 minutes les cheveux au vent, avec un ou deux claquage de planchon sur le sol pour sauter un trottoir... Ca c'était vraiment bon.
On s'est également beaucoup matté la télé, grace à la freebox, à base de catch, de battle de danse, de show télé de grande envergure (Ca va se savoir!), et puis quelques films, de bonne qualité j'dois dire, avec une mention spéciale pour ceux de rob zombie, et un petit moins pour the island qui, au final, n'est pas si bon que c'qu'on m'en avait dit (pour ne pas dire qu'il est à chier)


Et puis bon, y a un moment ou nous v’la mardi soir, et va falloir penser à partir chez Headbanging. Le temps pour yass et moi d'courir dans les streets à la recherche d'un zlip de bain pour Couladou (qu'il ne mettra pas) pendant qu'celui ci rode la Wii, d'une nuit de sommeil, et c'est parti!
Etape 2: Nantes

(montage le plus laborieux de l'histoire)
Bon, c'est pas vraiment sur nantes, et du coup, ca change tout. Parce que mine de rien on parle de Pontchateau, le village qui s'arrète à un carrefour et reprend après, le village dont le tiers est pris par un leclerc et un macdo, le village ou 3 générations de couples consanguins ont rendu les gens naturellement facétieux ou effrayants de facial (à part headbanging hein, sa famille doit pas venir d’ici). On se sent déjà plus proches de chez nous, quand on croise un sexagénaire en marcel et short moulant blatini, la roulée au bec, au volant d'sa R18 d'occasion qui diffuse Rires et Chansons.
Posés sur le parking du leclerc, avec nos têtes de jeunes et les enceintes qui diffusent du 113, on s'croirait un peu dans easy rider, avec tout le monde qui nous regarde comme les étrangers venus d'la ville, en passant avec leur caddie et leur nuée d’enfants sauvages. Et j'commence à esperer qu'headbanging arrive vite, avant que les rednecks de pontchateau nous battent à mort sous pretexte que mes deux compères ont les cheveux longs.
Et elle arrive ! On s'presente, on papote, on cherche les clés de l'ax pendant 20 minutes, et on monte avec elle dans sa caisse direction la baule, pour grailler et s'baigner. Pendant l'voyage on discute, on apprécie la belle campagne de la loire atlantique featuring des jésus crucifiés tout les 100 mètres, et on écoute du true metal sur la sono, ca change de la mafia k'1 fry à fond dans les minis enceintes toutes saturées.
Après une bonne route, on débarque dans le dit village, pour le moins pittoresque s'il en est. Après Brocéliande sous la flotte, on peut dire que l'changement est radical : Le cagnard nous défonce nos faces de petits normands, et moi même camouflé sous mes 2 tshirts et mon gros pull capuche, je suis au bord du décès clinique. On arrive devant la fameuse pizzeria que headbanging voulait nous faire tester à tout prix et... C'est fermé le mercredi midi -_-'
La, c'est la rage. Donc normal de colère on passe à tabac headbanging, on lui vole les clés d'sa caisse, son paquet de chewing gum à la menthe et on part direction ibiza pour claquer toute la thune de sa carte bleue, en bombe.
Comment ? La vrai histoire ? Bon, la vraie histoire c'est qu'on est tous dèg, alors on s'rabat sur une crèperie choisie au hasard, et on s'installe peperement à l'interieur. Et puis pour le coup, c'était vachement bon. A base de discussions, de nourriture abondante, d’humour et de socialisation. On s'est regalé, c'était cool.
Après etre sortis et avoir érré tout le long de la plage comme des gredins dans le but d’éviter la foule, on s’rend compte que les gens sont pas plus cons que nous, et que si y a personne dans ce coin là, c’est parce que les rochers et les algues sont classés dangers mortels. Du coup on repart sur nos pas, vers la plage blindée, avec arrêt dans un baltot avec des pro du pmu, pour s’hydrater un peu, normal, avant d’retourner sur la plage, bien decidés à s’tremper les corpus.


Hop hop hop, on s’fout en zlof de bain (rose pour moi, bleu pour yass, les deux à fleurs, viens pas test), et direction à la flotte. Sauf Couladou, le bougre, qui avait volontairement laissé son zlip dans l'ax à 40 kilomètres de là. L'eau est bonne, les gens sont droles, et là, la petite frayeur:
"Headbanging: elle est étanche ta montre au moins ?
Moi: Bah oui hein, pfff
*jette un œil en scred à la tocante*
AAAHHHHHH ELLE MARCHE PLUS !
Yass: Ahahahah ! tocard "
Finalement elle est repartie, mais j'ai eu peur, je n'vous le cache pas. C’était un peu, on peut l’dire, l’instant stressant du tour.
On a séché au soleil facon beaux gosses et belles gosses du 7-6, et puis on est repartis dans la tire à headbanging. L'air marin, les svinkels, la nourriture, j'sais pas, mais en tout cas j'ai roupillé tout du long. Escale au leclerc pour faire le plein, toujours en zlof de bain rose hein, bien sur. On avait pas l’air cons au rayon surgelés, avec les gambettes qui tremblent. Et puis on est allé chez headbanging.
Et la c'est un peu la revelation pour moi. A base de pavilon avec un potager derrière (jusque là ca va...) et un enclos avec des poules. Des poules mon pote ! Ca m'a bien fait halluciner (et rire les autres, genre ils voient des poules dans un jardin tout les jours). On a deployé la tente pas loin des bestioles, et le temps d'se dégourdir les pattes, on était dans notre élément. Best capacité d'adaptation ever, tu le sais.


(imagine nous comme ça dans le leclerc, et gausse toi, garnement)
Débarqué sous la douche moderne facon 21ème siècle, j'me retrouve comme un conio, vu qu'je sais pas comment ca marche. La douche à headbanging c'est une de ces douches du futur, ou d'un coté y a la pression et de l'autre la temperature. Enfin bref j'avais jamais vu ca et donc j'ai du m'rhabiller et aller lui d'mander comment ca marchait, en bon boulzore élévé aux robinets chaud froid qui mettent une plombe à atteindre la bonne température (et qui devient brulant ou gelé dès qu'un petit malin tire la chasse d'eau, aussi)
Après on a mangé, et puis on a discuté de tout et de rien jusqu'à la nuit. On s'est dit la bonne nuit (edit de Yass : Après que Clad ait lâché un petit prout incongru, dont lui seul a le secret, qui aura fait doucement sourire nos visages fatigués) et les potos et moi on s'est posé et on a regardé les étoiles, parce qu'on les voyait vachement bien quand même. Par contre le coq qui gueule à 7H du mat', j'cautionne pas. Et s'il a pris cher en insultes, ca a pas eu l'air de l'empecher d'foutre son boucan, c'batard.
Enfin voilà, un ptit dèj, une douche (l'affaire de trois quarts d'heures pour couladou et sa chevelure, normal), un dejeuner, et on est reparti. C'était d'la balle. Juste con qu'l'appareil est été en rupture de batteries, mais c'est pas ca qu'est important, c'etait régaleux.
Etape 2.5: Rennes again
De retour sur la ville du démon, le temps de tuner la voituire en prévision du voyage, aux couleurs du crew, sur une chouette idée du Yassine kouyah national, à base de private jokes :




J'serais pas capable de dire c'qu'on a fait cette nuit, surement glander à la fenetre ou matter la télé, honnetement je n'sais plus vraiment. Et c'est pas vraiment important, vu que'le vendredi, au bout d’une semaine d’exil, on devait bouger sur la dernière étape, la plus mysterieuse, la plus imprevisible du ternet tour...
Etape 3: Paname

L’étape phare, celle prévue dès l’début, celle qu’était assurée. Et celle sur laquelle on savait pas grand chose de plus que les autres, finalement. Déjà, j’savais pas à quoi ressemblait Coachola et DamDom, à part l’avatar de coachala et l’arrière de la tête de damDom, je n’pouvais qu’imaginer. Et puis j’avais entendu leurs voix au biggophone aussi. La voix d’un pap’s pour coachala, definitivement, et moins facile pour DamDom, à mi chemin entre la jeune darone et la fille fun de paname (c’est très dur de définir une voix, j’m’en rend compte)
La veille du départ Coachala m'avait révélé au téléphone que Raoultabosse serait d'la partie, c’qui nous avait déjà fait à fond plaiz, vu qu’on avait parlé d’le voir sur paname, et les choses s’étaient pas faites faute d’organisation (et parce qu'on s'était contenté d'y penser, aussi). On était content, toi même tu sais que j’suis fan de la première heure de notre rockeur du net préféré à tous.
1er jour
La fin de la route en caisse et l’arrivée sur Paris voit la fin des enceintes, et le début de nombreux egarements dans la ville la plus compliquée de France. Tu rate un boulevard t’es bon pour 15 minutes de plus sur ton itinéraire. C’était, je dois dire, assez chaotique, jusqu’à stationner devant un hotel de luxe pour regarder une carte (et se faire montrer le chemin de la sortie par un groom, accessoirement), et se gourrer de chemin pleiade de fois.
Après un bout d'temps d'orientation via l'phonetel avec coachala, quelques remarques et regards sympas sur la déco de la tire par le peuple parisien, on arrive dans le quartier du coach: Du genre blindé, à 11H du soir, avec des gens partout, en terrasse ou dans les rues, à se régaler. On doit être la seule bagnole qu'a pas compris que s'aventurer ici est inutile, les gens s'en battent de nous, ou s'marrent de voir une ax tunée à la pauvre en train de lutter pour se frayer un chemin.
Après quelques tours on croise un gars qui se marre en nous voyant et nous suit du regard. On calcule pas de suite et " Merde, c'était pas coachola ? " (ca va, on aurait pu faire les rageux, du genre « qu’est c’que t’as connard ? », ca aurait commencé très mal ^^’) Ca fait plaisir, il est content, nous aussi, on se checke et il monte dans la bagnole pour qu'on s'gare. La bonne ambiance est direct là, on papote en cherchant une place, on s'gare, choppe les affaires et c'est parti.
Arrivés en bas d'chez lui y a DamDom qui nous hèle de la fenetre. On monte, y a elle et Raoultabosse qui sont là. On s'bise, on s'checke, on s'salue... Y a eu cash le bon truc, aucun malaise, les choses sont allées toute seules. J'serais pas capable (d'ailleurs j'ai pas envie) d'raconter c'qu'on s'est dit, mais les choses allaient d'elles memes, on était tous contents d'se voir, j'ai direct été à bloc.
Et j'crois qu'c’était la meme pour tout l’monde, la bonne humeur était là. Faut dire qu'sur l'coup de 19H on a dit qu'on arrivait, ils en étaient à l'apéro, et on s'est pointé 4 plombes plus tard, ils y étaient toujours. Mais j'aime à croire qu'ca n'a aucune incidence. On a cash été mis bien, direct les discussions sont venues, comme une évidence, d’la balle.
On a mangé abondamment un plat de qualité extreme, on a discuté de tout et de rien (dans l’bon sens du terme, pas dans l’sens on a dit d’la merde comme c’que ca veut dire habituellement), y a eu sortage de guitare et de djembé, avec des classiques rock and roll claqués par Raoultabosse et Couladou, accompagnés à la voix par les autres. Une sorte d’euphorie d’être là avec ces gens, c’était bon.





Et plus tard on est sorti dans paname, tout les 6, dans la night, à rigoler et marcher d'traviole, parler de tout et de rien, voir des rues jolies et s'pointer dans un bar ou des gars fashion ont dragué Yass et ou j'ai voulu fait copain copain avec le videur (l'erreur). Et puis on s'est un peu balladé, on a vu l'panthéon, la sorbonne, et tout un tas d'autres trucs.

(couladou dans l'role du photographe, mais t'inquiètes qu'il était opé lui aussi)
Au bout d’un temps indeterminé d’errances (qui n’en étaient qu'à mes yeux) joviales, l’heure est venue de checker de façon américaine Raoultabosse, qu'on n'reverra pas le lendemain, emploi du temps de rockstar oblige, et de dire au revoir à DamDom, pour rentrer chacun chez soi vers 4H du mat (enfin je crois)
Enfin chacun chez soi, c’est surtout nous chez coachola, qu'a été bien sympa et nous a laissé squatter son salon comme des bœufs jusqu'à 13H le lendemain, ou il nous a ceuilli au réveil avec un ptit déj de champion.
2ème jour
Le ptit dejeuner qui t'met bien dans ton corps, avé la baguette et les pains au chocolat chauds, le thé, la discute matinale... C'est d'la balle en fait le petit déjeuner ! Chez moi ca consiste plus à esquiver le daron qui est très (trop) facétieux le matin (du genre à te crier " dejeuner en paix " dans la face et par surprise, pour le lulz), et à manger des céréales de régime riches en fibres (avec le raisin qui reste au fond) quand les autres paquets sont finis.
Et bah la bas c’est pas ça. Le temps d’se reveiller, de s’doucher, de checker le net sur le portable le plus léger du monde de coachola, DamDom débarque et on part dans Paname. Façon touristes du 7-6, à halluciner sur tout c'qu'on croise, sur la masse de gens dans les rues, sur les faciaux qu'ont l'air de venir du monde entier (première fois qu'je vois autant d'indiens de ma vie (après l'épisode des simpsons sur la famille de apu)), sur les monuments...
On a vu le musée d'art contemporain, des tas d'trucs, et on s'est encore posés dans un troquet (c'est comme ca qu'ils disent), façon parisiens aguerris, avant d'aller faire quelques emplettes pour la soirée cinéma en plein air à la Villette.
Sauf qu'une fois rentrés chez coachala, on avait tous la dalle. Du coup on s'est dit qu'on allait manger et qu'on bougerait après, sauf qu'en fait non, on a passé la soirée chez lui. Une soirée mythique j'ai envie d'dire. Il s'est passé plein d'trucs, on a beaucoup parlé, beaucoup rigolé, et j'crois ca appartient à l'histoire un peu, ca n’servirait à rien que j’essaye d’expliquer. J'dirais juste que ce soir là j'me suis senti à ma place, avec des gens avec qui j’avais envie d’être, que j'ai compris plein d'choses, et que j'ai parlé de trucs dont j'parle jamais, à personne, et que ca m'a fait du bien.
J'vois pas quoi dire d'autre, c'était juste de la balle. Et sur l'coup de 5H du mat' (j’en sais rien en fait, mais ca devait etre par la), on a ramené DamDom chez elle, en traversant Paris by night dans un interieur d’auto mortel, à la bien, en traversant des quartiers encore bien vivants à une heure si avancée, des troquets encore remplis, des gens encore frais et dispo (ca c’est faux, en revanche)...
Et puis voilà, il a été temps de dire au revoir à DamDom à son tour, de s’dire que c’était bien, de lui faire coucou affalé sur la plage arrière et d'retraverser Paris illuminé, la pyramide du louvre… Et de rentrer, et de dormir. Dormir profondément pour la dernière nuit du ternet tour, mais j'le réalisais pas vraiment à c’moment là, j’pensais surtout à dormir pour une centaine d’années, comme disait le velvet underground.
Et le reveil encore une fois de grand standing, avec le ptit dej' qui te met bien, le temps de s'reveiller, de s'habiller, et de remballer les stuffs dans la ternet mobile, avec en rabe du matos informatique donné par coachala (aka l'homme le plus généreux ever), dont un péssé avec lequel j'écris cet article en ce moment (merci mec !) et une belle imprimante toute neuve pour Yass.

Autant vous dire qu'elle était belle, la bagnole, chargée comme un mulet, avec moi derrière calé entre du matos informatique de pointe, du linge sale et des planchons à roulettes. On a chargé tout ça comme c'était possible, checké Coachala à la bien, américainement, remercié comme il se devait, en s’disant à la prochaine, et on est parti sur la route, back to Le Havre City, non sans un petit pincement au cœur.
Etape finale: Le retour au bercail

(ah ah ah)
La route du retour c’est toujours autant d’la merde, entre retombées mentales, reminescences mystiques, imprimante qui te tombe sur l’coin d’la gueule quand tu t’assoupis et carte postale qui s’envole à mach 10 par la fenêtre sur l’autoroute, manquant de provoquer 3 arrets cardiaques simultanés et un carambolage des plus violents (C’était sans compter sur l’impassibilité de Couladou, le conducteur le plus inflexible de l’histoire de l’humanité)
Et puis la bagnole sans musique, c’est quand même moins marrant, au bout d’un moment ca se résume à une discussion entre Couladou et Yass pour savoir si oui ou non on va traverser un pont, et une intervention de ma part pour réciter un passage de 10 minutes de Comme un aimant, avé l’accent marseillais qui va bien. Tout d’suite beaucoup plus calme qu’un aller, on se retrouve chacun d’son coté à potasser des choses dans son cortex, pour de temps en temps faire intervenir les autres, du style « c’était pas des barres le moment ou… »
Et puis on est arrivé dans notre ville, tout d’un coup ca m’faisait moins marrer que notre bagnole soit grimée, j’étais plus spécialement fier, en fait. C’est dingue, ca m’avait déjà fait ça en rentrant de Méry, l’impression d’être bridé à peine arrivé, c’est pas bon. Les potes m’ont deposé, j’ai debarqué le matos, j’ai dit bonjour aux sœurs et à la mama, et j’me suis assis une demi heure dans une chaise sans rien faire, à potasser, avant d’réaliser qu’mon père était là, sur la terrasse, à faire comme s’il savait pas qu’j’étais revenu. Okay.
Le temps d’me poser, de grailler un peu, de m’doucher, d’aller checker le péssé, et puis j’me suis allongé, le casque musical sur les auditifs, et j’ai repensé à ces 10 jours de ternet tour, et là, j’me suis dit que, vraiment, c’était d’la balle.
Y a vraiment eu beaucoup d’choses en 10 jours, d’un point de vue mentalus. C’que j’veux dire, c’est qu’on a pas fait l’tour du monde, on a pas fait d’saut en parachute ni fait un stage chez les pompiers, j’ai juste passé du temps avec 2 d’mes meilleurs sausses, et on a bougé en caisse pour visiter et rencontrer des gens qu’on connaissait via l’ternet.
Et vu comme ça, ca paraît rien, mais c'est pire que balèze, les trucs que j’ai pu entendre, dire, faire, pendant ces 10 jours, ca a rien d’comparable avec la même que j’aurais fait ici, avec des gens que j’cotoie, c’est différent, et assez compliqué à expliquer (vous l’aurez compris).
Il est temps d’remercier les acteurs de ce Ternet Tour, quand même. Alors merci, par ordre d'apparition, à :
Couladou aka Michael night aka celui qui bombarde aka l’homme volant, pour avoir assuré à fond au niveau d’la route, et au niveau du tour en général, une des personnes les plus cool et facile a vivre ever.
Yass aka le havrais du 3-5 pour nous avoir hebergé assez longtemps, quand même, etre resté dispo pour nous et avoir fait les choses à la bien, rien qu’on n’attendait pas d’sa part ;)
Dave aka l’acte manqué en personne, pour nous avoir donné un sujet inépuisable de discussion, et pour nous avoir tenu compagnie sous forme de petit dessin (tu était la dans nos cœurs, toi meme tu sais)
Janis aka la meuf de rennes pour nous avoir supporté 20 minutes, ce qui est déjà pas mal du tout.
Headbanging aka la vraie fausse bretonne pour nous avoir acceuilli avec classe, nous avoir permis de nous baigner, nous avoir concocté des plats régaleux, m’avoir fait découvrir la douche new era et les poules domestiques
Coachala et Damdom, pour avoir été a l’initiative du truc, tout d’même, en m’ayant invité à leur rendre visite.
Coachala aka mister top cool pour avoir été over the top, nous avoir acceuilli, nourris, et régalé à fond, j’pense qu’on peut l’dire.
DamDom aka la belette pour avoir été drôle, sympa et au taquet, et avoir été différente de ce à quoi j’m’attendais ^^
Raoultabosse aka le pirate pour être un des gars les plus classes ever.
Swiffer aka l’acte manqué numéro 2 pour avoir subi nos multiples changements de plans succesifs, pour finalement meme pas nous voir. Ce sera pour une autre fois ;)
C'est grâce à vous qu'les choses se sont passées, alors j'vous remercie, on s'est bien régalés, j'espère qu'on aura été de bonne compagnie et qu'on s'reverra un d'ces quatres, parce que j'vous ai apprécié à bloc, tous autant qu'vous êtes, bande de gredins du net.
En c'qui concerne les cartes postales pour ceux qu'en ont demandé, vous devriez les recevoir la semaine prochaine, j'dois avouer que j'les ai ni écrit ni posté pendant l'tour, faute de temps et de concentration, mais vous les recevrez, foi de Kenders.
Il est temps de mettre un terme à cet article qui aura rencontré pas mal d'osctacles (pas forcément désagréables) dans sa conception, et de tourner la page du ternet tour, qu'aura été un pas de plus dans le blogotruc, après le voyage à MSO et avant la prochaine étape. J'vois déjà quelques trucs à ce propos, mais pour l'heure il va falloir laisser les choses reposer, essayer d'prendre le cours de sa vie en main (il serait temps), et conclure en disant que le Ternet tour, c'était définitivement Over the top.

mardi 5 juin 2007
Journée d'appel, oral d'anglais spé, ce genre de choses.
Hier, Lundi 4 Juin 2007, je suis allé à Rouen faire ma Journée d'Appel Pour la Défense, aka la JAPD!
Commencons par le commencement, l'année dernière quelques temps après mon 18ème anniverssaire, je reçois un petit papier mauve dans ma boite à lettres, m'invitant à me faire recenser incessament sous peu, sans quoi la garde montée serait appellée à venir me chercher de force, et à faire subir les pires sévices à mon animal domestique (cette menace était décelable en filligrane)
Faut dire que le recensement t'es censé le faire à tes 16 ans, mais en bon gros lard j'avais du grommeller un "qu'ils aillent s'faire foutre" pour mieux me vautrer devant la télé, le bide à l'air.
Sauf que là ils me laissaient plus trop l'choix donc un ou deux mois après j'y suis allé, j'me suis fait recenser et ils m'ont dit qu'ils me tiendraient au courant pour la journée. Et là debut janvier j'ai reçu une convoc et un billet de train pour Rouen, avec une date. Chose marrante, ma pote Maryam est tombée le meme jour que moi, au même endroit. Contents, donc.
Faut savoir qu'on rigole bien avec Maryam, c'est une bonne pote. Le genre de meuf qui crie halla halla dans le lycée pour nous afficher, qui comprend presque toutes mes blagues (et ça c'est fort), qui a de très bons résultats scolaires, mais aussi le genre de meuf qui insulte le corps professoral et qui arrive en retard au bac :o
Donc à la base y avait déjà une chance sur deux qu'elle rate le train.
Et ca a pas manqué, forcément. On avait rendez vous à 6H40 à la gare, j'arrive, elle est pas là. J'me pose, elle arrive pas. Le train va partir, elle est pas là. Je monte donc tout seul comme un con dans le train, sans popode forcément parce que j'm'étais dit que ca servait à rien de la prendre vu qu'on était deux. Du coup c'est à base d'une heure de train sans musique, à somnoler, seul.
Arrivé à Rouen la ville est grande, je me perd. J'questionne environ 8 personnes avant de trouver le chemin, en me perdant à nouveau à vouloir visiter les ptites rues, normal. Pendant que j'me baladais j'ai pensé à Helene Pko et Pichichi, j'me suis dit que j'pourrais les croiser, ou qu'j'aurais pu les voir. Mais en fait non.
J'arrive devant l'batiment et là t'as une cinquantaine de jeunes adossées comme des cons au mur, tous de leurs cotés comme des connards, tirants des gueules d'enterrement. Alors moi j'me fous au milieu d'la route et j'gueule "SALUT LES TROUS DU CUL!!!!"
...
Bon en fait non, j'me suis adossé au mur pareil. Sauf que moi j'étais de bonne humeur alors j'étais souriant (le ptit + qualité Kenders). Au bout d'une bonne demi heure on nous ouvre et nous sépare en deux groupes. On va dans l'batiment, je repère une fille de mon lycée qui me fait part de son mépris au premier sourire que j'lui lance, tant pis. Et un gars de mon lycée aussi, mais que j'évite par contre, parce que c'est un relou.
On me donne une place, j'me pose et jette un oeil sur la feuille de l'absent à ma gauche. Prénoms: Johnny Patrick Alexander. Doux seigneur! J'me met une petite barre de rire intérieure, et je prie également pour qu'il n'arrive pas, parce qu'avec un nom pareil je l'sens casse couilles d'içi. Et là, je lève les yeux vers la porte, et je l'identifie du premier coup d'oeil:
Duvet facial jamais rasé (à 17 ans, ca donne un truc extraordinaire, croyez moi, genre comme une barbe de papa, mais translucide), cheveux en brosse (vieille et usée la brosse par contre), oeil hagard, dégaine de merde. Je m'suis dit: "J'autoparie 20 euros que c'est lui, le Johnny". Et ca a pas foiré, le conniaud vient s'asseoir à coté de moi plein de mauvaise volonté en maugréant déja des insultes à l'égard de Dieu seul sait qui.
Et puis Maryam arrive avec la demi heure de retard qui fait tout, normal.
Bon sinon la journée en elle même en gros c'est un instructeur qui te dit que c'est pas du recrutement, qu'il cherche pas à t'engrainer... Et qui te projette un dvd de 6 heures sur pourquoi l'armée c'est d'la balle, pourquoi y a 15000 métiers possibles, pourquoi le budget de la défense c'est important... Eukay!
Mais le mieux ca reste les autres jeunes appellés. On a des gens apparement "normaux", d'autres plus louches, déjà, mais surtout une poignée d'abrutis finis qui te font douter de l'humanité. Vraiment. Ca m'a limite fait peur de penser que des gens de mon age (un peu plus jeunes, mais bon) puissent être aussi cons. Y en a certains à la limite ca s'voit qu'ils ont des souçis de type mentaux, mais d'autres sont juste stupides, dans leurs interventions comme dans leur attitude, c'est effrayant.
Y avait une gonzesse qu'on sentait jeune et bien dans son coeur, dans l'genre fayotte de base qui aime faire chier son monde. Du genre la meuf qui participe à mort en disant que d'la merde. Le genre de meuf qu'est conne mais qu'aura son bac parce qu'elle apprend par coeur, un peu. Du style le militaire nous explique comme quoi l'image qu'on a du militaire de base c'est celle d'un gars avec un flingue, mais qu'c'est pas forcément le cas. Et là, la meuf intervient de façon violente "MAIS POURTANT SUR VOS PHOTOS ILS ONT TOUS DES ARMES!"
Euh... Ta gueeeeeuuule!
J'sais pas, elle sert à qu'dalle un peu. Et genre c'est pas éxagéré quand j'vous dit qu'elle intervient avec violence dans la force vocale, c'est du style je sursautais à tout les coups c'est abusé. J'lui ai sorti un ou deux TG et DTC à des moments stratégiques, que seule Maryam a saisi, forcément. Quand on était dans la file de la cantine on a commencé à la gazer bien fort avec Maryam, genre à l'imiter et tout, avec virulence, pour amuser la galerie, jusqu'au moment ou on a remarqué qu'elle était juste devant nous -_-'
Et alors? Qu'est c'tu vas faire? (rgx)
On notera aussi (et surtout) le trio des connards, qui ont eu un coup de foudre amical. Composée d'un vieux mec ambiance comique en carton qu'a réponse à tout, à base de réflexions de merde et de second degré (de merde aussi, pendant qu'on y est) sur tout les sujets, de son ami le street beau gosse en papier crépon, pésa tout en blanc, des chaussettes au petit pull, en passant par le pantalon en lin et les mocassins (à l'exception de sa fausse sacoche vuitton, marron), et enfin de leur ami aux cheveux longs et blonds, au cuir blanc, aux grosses chaussures et à l'insolence facile.
Y a pas de hasard, ils se sont bien entendu et ont pu entretenir de supers débats à haute teneur en cellules grises (la nouvelle subaru des gendarmes, les modèles de motos, les armes à feu) avec le militaire en civil qui nous faisait l'instruction, qu'est devenu un peu leur chef spirituel. Tout ça au détriment de la gendarme qui était avec nous, qu'en a pris plein la gueule de vannes machistes de merde (parce que le militaire faisait preuve d'un dédain des plus total envers sa collègue et engrainait les trois minis beaufs à en faire autant).
Ils ont sans surprise raté tout les trois leur test. Ah oui! Le fameux test! J'ai envie de dire exceptionnel. Quelque chose dans ce genre là:

(tu peux l'imprimer et m'envoyer ta réponse par courrier)
C'est assez violent de penser que des gens peuvent rater ça. Ca s'appelle de l'analphabetisme, et se dire qu'il y a des jeunes de mon age qui en sont victimes içi, en France, ca m'fait peur. Bon y avait pas que ça, y avait aussi d'autres tests, mais pas de quoi couler un bronze, ca reste des choses élémentaires, vraiment pour voir qui est capable de lire et qui n'l'est pas.
Après dans l'après midi on a eu un cours de premiers secours plutôt cool. Et c'est la que j'ai pu remarquer à quel point certaines personnes sont chiantes. Ce genre de personnes qui sont blasées de tout. Genre quoiqu'ils fassent on dirait qu'ils s'ennuient, et ca ca m'énèrve au plus haut point.
Parce que bon c'était peut être pas passionant mais j'ai gardé le sourire un peu toute la journée, c'est cool tu te fais un voyage aux frais de la princesse, on t'apprend des trucs fun, tu observes le comportement des autres... J'ai bien aimé. Sauf que certains, ca les saoule de pas être dans leur lycée, de pas suivre le cours de leur quotidien dont ils se plaignent pourtant tout autant.
Bref, j'étais en binome avec ce gars de mon lycée dont j'ai parlé au début de l'article, qui est exactement comme ça. Il est con, pas interressant, pas beau, mais passe son temps à faire le street beau gosse et à soupirer ou regarder son portable dans lequel il a des numeros de gens qu'en ont rien à foutre de lui. T'as juste envie de l'courser avec un tazzer pour qu'il se secoue un peu son gros cul et exprime un autre sentiment que l'ennui et le mépris par rapport à son prochain.
Et genre là pendant les exercices de permier secours ilf faisait meme pas les trucs biens, du style le bouche à bouche sur le mannequin il se penche, fait semblant, et s'arrête à 3 centimètres du bidule pour pas souffler. T'es con ou quoi mec? Tu sers à quoi? Fais le, ca coute rien, abruti. Il m'a saoulé, j'avais envie d'lui appliquer sa sale face sur la tronche du mannequin, avec la force qui s'impose.
Enfiiiiin bref.
Vers 16H30 c'était fini, j'dois être un des seuls avec Maryam à avoir remercié l'instructrice, les autres étaient trop occupés à faire genre leur journée à été gachée. Justement à la fin, pendant qu'ils appellaient les gens chacun leur tour, les deux filles à coté de moi (une bonnasse et sa copine) se mettent à parler comme quoi c'était naze. Moi j'me penche pour être bien face à elles deux, je les fixe sans rien dire pendant au moins 15 secondes, histoire de mettre un vieux malaise, et j'leur dit: "Moi j'ai trouvé ça sympa comme journée!"
Elles n'ont rien trouvé d'mieux que de faire genre les filles qui ont entendu une blague ou je n'sais quoi, et puis on est parti. De là on est resté dans rouen Maryam et moi à s'ballader et rigoler jusqu'à 7H00 et quelques et puis on est rentré.
Y a quand même la p'tite anecdote trash qu'est arrivé, normal. On était devant un magasin d'glace et y avait un vieux clochpouille de base, genre tout rouge avec le bonnet et la binouze, qui nous regarde. Du coup j'le regarde aussi et lui fait un grand sourire, c'qui fait rire Maryam (cherche pas à comprendre). Sauf que du coup le gars croit que j'me fout d'sa gueule et commence à m'embrouiller verbalement sans qu'je comprenne quoiqu'ce soit à c'qu'il baragouine.
On prend nos glaces, j'range ma thune et j'lui jette un dernier regard et qu'est c'que ce batard me sort de sa voix toute niquée?
"Tu f'rais mieux d'te taper une blanche"
:o
Enfin ca nous a quand même bien fait rire. Le mec bien hardcore quoi. (je lui souhaite la mort)
Et puis on est rentré en train et en ter, j'ai fini à pied pour rejoindre la famille à table. Une journée bien cool au final, Rouen c'est une ville fort sympa, ca change de la voir hors période de foire, vu qu'c'est un peu le seul moment ou j'y allait avant. Je serais bien tenté d'y retourner si j'me fait un peu d'thunes bientot.
En tout cas maintenant je suis un vrai citoyen, comme m'a dit mon grand père.

Bon par contre le soir j'étais censé réviser comme un porc l'anglais spé pour le lendemain, sauf qu'après manger j'ai sorti le planchon, j'ai skaté comme un ouf avec un roulement en moins (tout de suite c'est plus dur) et du coup j'ai sué comme un gros. Donc j'ai pris un douche, et ensuite au moment de travailler j'suis tombé sur une pile de vieux bouquins de planche à roulettes que j'ai ressorti dans la semaine. J'm'en suis lu deux ou trois qui dataient de 2002 et finalement j'me suis dit nique sa maman j'réviserais demain matin.
La technique du "je remet tout à demain", reconnue meilleure façon de rater ses études (et sa vie par extension) ever.
Forcémment ce matin j'me suis levé sur le coup de 11 heures, donc trop tard pour réviser puisque j'devais aller manger à la cantine. J'pars avec la classe qui me caractérise pour manger avec l'ami Stevens, avec de la bonne rigolade à la clé. Ensuite je vois Cécile (Ou plutot Oni) avec qui j'passe du temps en attendant son oral d'espagnol. Elle m'empeche de réviser en se plaignant d'avoir peur, d'avoir mal au ventre, gna gna gna (je blague (ou pas)), pour finir sur un pitoyable "adieu" qu'elle me sort quand le prof lui dit que c'est à son tour ^^
J'éspère qu'elle va faire un article sur son oral sur son blog, parce que y a matière à loller.
Ensuite j'me dirige à mon tour vers la salle ou je dois passer mon oral d'anglais spé. J'ai pas franchement révisé, mais j'connais le livre, les passages, j'suis de bonne humeur... Tout les élements sont réunis pour que je réussisse, je suis confiant. 15H45 une fille sort de la classe et déclare à sa copine que l'examinatrice est "super froide", qu'on voit rien de c'qu'elle pense... C'est bien de faire peur aux gens aussi!
L'examinatrice en question passe sa tête par la porte, m'appelle, je rentre. Il s'agit de ce genre de femme pas si vieille mais qui se coiffe et s'habille de façon assez stricte, et qui sourit pas bésèf, à qui il est difficille de donner un age du coup. Elle me dit quel chapitre commenter, me file un document inconnu, je vais au fond de la classe et commence à me préparer. La fille qui passe pendant ce temps là est pas super à l'aise et oublie plein de trucs, j'ai du mal a pas écouter c'qu'elle raconte.
Très juste niveau timing je boucle le bouquin ("j'improviserais" Ahaha, l'histoire de ma vie -_-) et lis en speed le document inconnu.
C'est à mon tour, j'arrive souriant, j'suis poli, et j'balance grave, avé l'accent qui te fait plaiz poto. Bon par contre en 45 secondes j'ai lu tout c'que j'ai écris, là j'ai un peu peur sachant que j'dois faire 10 minutes sur le texte. Finalement j'improvise comme un Dieu. Elle me pose quelques questions auxquelles je répond avec brio. Franchement, j'avais l'impression qu'ca lui faisait plaisir de discuter, j'ai bien géré et j'crois, honnettement, qu'elle m'a kifféééé!
On a fait finalement 15 minutes sur le texte à peu près, et après j'ai fait un sort au double doc inconnu, en lui arrachant même un sourire \o/
Bref, finalement elle me dit qu'c'est fini, j'la remercie, elle me rend mes papiers, j'me lève, et j'lui lache un "have a nice day" des plus sincères accompagné d'un geste de la main (j'me demande meme si j'lui ai pas fait le "p'tit coup d'pouce"... J'éspère que non), limite j'l'aurais checkée la gonze, j'te jure.
J'suis sorti tout content, Oni m'avait attendu, elle par contre elle a foiré son truc apparament, mais comme je n'ai pas de coeur je passe tout le trajet de bus à lui dire combien je suis fier de ma prestation, alors qu'elle sombre dans une profonde dépression jusqu'à céder pour aller voir son copain faire de la moto cross.
J'rentre chez moi avec lil jon a fond dans les oreilles, je fais des figures imaginaires sur les murs et au dessus des trottoirs, je souris aux gens et j'esquisse (mal) des pas de danse que j'ai vu dans des clips de dirty south. En gros j'suis content.
Maintenant bon, va falloir relativiser, vu que l'année dernière pour le Français j'ai fait chier tout le monde genre "Hey mais le sujet d'invention qu'j'ai fait, mais pfffff, j'lai fumé! J'te jure, best sujet d'invention EVER!" et au final j'ai eu 8. Donc bon, j'y vais mollo. Et puis c'est jamais que la première épreuve, maintenant faut qu'j'me mette à réviser tout l'reste, c'que j'ai absolument pas commencé à faire.
Donc voilà le résumé de ces deux derniers jours, ou j'ai assumé mon statut de branleur lycéen Français. J'ai envie de citer Nikkfurie et d'remercier "Dieu pour l'abondance de cellules grises, qui permettent d’analyser et m’évitent la discut’ vide", parce que c'est vraiment là qu'j'ai pigé à quel point c'était vrai.
Voilà. Après tout c'que vous venez d'lire, vous avez bien l'droit de vous détendre les yeux et le cortex. Et pour ça, j'ai exactement c'qui vous faut. C'est beau (kawai j'ai même envie d'dire), hypnothique et sous acides, parfait pour c'que vous avez:
mardi 17 avril 2007
Road trip à 4 dans une auto modeste

Tu l’auras compris, nous sommes de retour de Méry, et j’aime mieux t’dire que c’était balèze, coco.
On va s’la faire chronologique, classiquement. Vendredi a
été une très bonne journée, à s’amuser avec les gens de ma classe, à apprécier
le dernier jour avant les cours, à se rendre compte que la vie, c’est cool (et
con, aussi, parfois). Le soir venu chacun rentre chez soi, après un dernier
conseil au Davidasse (qui se sera révélé correct). Dernier tour d’horizon du
ternet, dernière douche, derniers préparatifs. Yass me rejoint chez oim, équipé
d’la tête au pied, et mange avec ma famille en attendant l’ami Couladou. Bonne
ambiance familiale.
Le Couladou arrivé vers 21H, on s’rend compte que c’est
tendu comme un slip de faire tenir autant de choses dans la caisse. On
abandonne la guitare de ce dernier ainsi que sa plage arrière et direction la
tess pénitence pour chopper le Dave. Petite gaffe de routine pour Yassine au
téléphone (« ouais gros lard ! » *changement de couleur* «ho,
pardon madame, est ce que David est là ? ») et l’aryen d’la bande
débarque.
Accueil en fanfare sur fond de «bon anniversaire » en portugais diffusé par la paire d’enceinte reliée au popode, l’artefact du week end, assurément. Ca y est, tout le monde est paré, Couladou au volant, Yass en copilote, et Dave et moi derrière, disc-jockeys et branleurs à nos heures perdues. Bohemian rhapsody à fond dans les cages à miel, c’est en chantant qu’on prend le départ, direction le 95, direction Méry !

Le voyage, on peut l’dire, ca a été une bonne partie de rigolade. Vraiment bien. Les péages, la musique, les villes improbables, les photos, les flashs dans la gueule des conducteurs, les rues… Tout est bon ! Le temps d’une vidange à l'aire sud de douains, d’un peu de planchon à roulette et d’un étalage du brille-brille, et c’est reparti. C’est là qu’on entre dans la phase vraiment « recherche de Méry, aka le bled paumé par excellence », qui consiste pour Yass à s’énerver en cherchant sur la carte, pour Clad à chercher avec Yass et à suivre ses instructions, et pour Dave et moi à continuer de danser derrière et à faire semblant de regarder les panneaux.
Quelques interludes en forme d’interpellations de passants plus tard («woah, la tête d’endive ! »), et on débarque à Méry sur l’coup d’1 heure du mat’, avec «pour ceux » (check le player à ta droite) à fond dans les enceintes, juste pour la frime. Sauf qu’arrivé rue Cyrano de bergerac (ou napoléon Bonaparte, jamais on saura !), pas de Swiffer mais à la place son copain Achour, alias atcoum, aka Oui-oui, et un d’ses potes.
On distingue Swiffer à sa fenêtre, ambiance prisonnière de sa cage dorée, la larme à l’œil, et nos deux hôtes nous prennent en main, nous annonçant qu’il y «un endroit tranquille » ou on peut camper plus loin. Direction l’endroit en question, chargés que nous sommes de nos boards, enceintes, couvertures, sacs et autre tente/carapace. Au fur et à mesure que l’on progresse dans les rues de la charmante bourgade, on commence à réaliser à quel point tout ça est spécial : Des maisons presque toutes identiques pour des rues toutes pareilles, sorte de labyrinthe résidentiel.
On passe par plusieurs rues, croisant un ptit groupe de galériens en train d’se griller un joint. Et là, Achour de nous annoncer : « C’est par-là », tendant son bras vers… Un chemin pas éclairé, s’enfonçant dans les profondeurs de la nuit. C’est plus ou moins là qu’on a tous pensé «Mais qu’est’qu’on fout là ? ». Arpentant le chemin, on débouche sur une grande étendue d’herbe dont on distingue pas grand chose, nuit profonde oblige.
Nos 2 sympathiques hôtes nous laissent, couillons que nous sommes, en nous souhaitant la bonne nuit (lolilol). On installe donc la tente magique du sieur Yassine et plantons les piquets à l’arrache, sur fond de rumeurs qui nous parviennent de plus ou moins prêts, c’est selon. Une fois tout les 4 à l’intérieur de la tente pour 2 et après avoir fait les rageux du 7-6 sur Swiffer (genre : « Méry c’est d’la merde, ses plans ils sont pourris, demain on la gaze ! ») c’est ambiance roustons serrés que l’on s’assoupit.
Enfin, s’assoupit… J’parle pour mes camarades, parce que moi, j’avais pas vraiment moyen de pioncer, entre les bruits que je n’pouvais m’empêcher de guetter, mon sac qui m’servait d’oreiller à base d’objet contendants et ma furieuse envie d’soulager mon intestin grêle, c’était pas trop ça. Du coup, en bon trou du cul, j’leur ai raconté d’la merde pendant un certain temps, histoire de les tenir éveillé, pour pas rester seul comme un con. Et puis finalement, j’les ai laissé s’endormir.
Et à part les ronflements et insultes nocturnes de Clad et les os pointus de Dave (a moins que…), ils ont plutôt été calmes. Et puis j’me suis finalement aussi endormi au bout d’un (long) moment.
Le réveil ? Dur. Eveillé avant les autres et avant la sonnerie de portable, avec une sérieuse envie de pisser, j’me suis faufilé hors de la tente. Paie ta crampe à la guibole direct, normal. J’sors, fait mon affaire et fait un petit tour dans les horizons d’notre campement de fortune pour découvrir qu’on est en réalité sur un terrain de footcheball, et qu’à quelques mètres de nous se trouvent une voiture carbonisée et une maison abandonné. Si s, c’est vrai :


Rageux au réveil, normal.
Les potes se lèvent à leur tour, petit tour d’horizon, premières photos dans la ville maudite, premières cascade :



Enjoy ta race dans la rosée.
Grignotage de graines d’oiseaux, faciesstes de zombies, sévère envie de déféquer, lollage matinal, appréciage du décor. Et décision importante : Pas de 2nde nuit sauvage. Guerriers, mais pas trop. Le formule 1, c’est bien aussi. Direction chez Swiffer, histoire la voir, quand même.
Arrivés sur place, on fait la rencontre de Swiffy, IRL. Bon bah on l'a déjà vue en photo donc ca change pas vraiment (le reste de cette phrase appartient à l'histoire (et à david)). On est juste content, elle aussi (je crois). Ptetre aussi un peu impressionnée de nous rencontrer, quatre grands trous du cul qui enchaînent les private jokes et les vannes à la vitesse du son, pas sur qu’elle ai tout compris tout d’suite. Moment de flottement, quand même, parce que ca fait drôle.
Et puis elle part à son entraînement de roller. Du coup nous
aussi. Bon, on est pas montés dans la bagnole que son pater nous a déjà semés,
normal. Du coup nouvelle mission espadon, rien que pour sortir de son quartier
c’est laborieux. Après une demi heure de lutte et de décryptage de son plan foireux
compliqué, on débarque.
Là bas, c’est cool. Ils s’entraînent dans une sorte de gymnase à faire du slalom entre des plots. Les amis de Swiffer forment une bande hétéroclite sympathique, mais nous snobent à mort, malgré une tentative de contact vite avortée. Les gens sont balèzes, font des trucs fortiches du genre slalomer full speed entre des petits plots sur une patte, ou des trucs encore plus poussés, genre des chorégraphies chronométrées, et tout. Swiffer esquisse une tentative malgré le fait qu’on la sente intimidée par notre présence: elle s’étale cash, normal.
Elle à l’air de bien le prendre, c’est cool. Faut dire qu’on a pas non plus hurlé de rire, on était juste posés discrètement sur une table dans un coin, complétement rincés et affamés, avec nos dégaines de connards et nos odeurs corporelles puissantes au possible.


Les amis de la Swiffer nous regardent et parlent sur nous avec elle, jamais on saura de quoi vu qu’elle a pas laché le bouzin. En tout cas z’ont pas l’air décidés à venir nous parler, tant pis. Dave et moi tentons une infiltration dans un court de tennis voisins, remballée vite fait et en vitesse, genre «c’est privé, question d’assurance c’est pas possible ». Re-tant pis !
Au retour dans le gymnase, nos amis rollermen passent à l’étape suivante : Le tremplin. C’est c’que j’attendais avec impatience, et j’ai pas été déçu. D’abord on a pu apprécier le talent du PGM de la bande, qui saute super haut et avec la bonne classe américaine. Bon, il nous calcule pas mais c’est pas grave. Il replaquera quand même plusieurs 540 qui m’ont fait plaisir à la rétine. Après avoir tanné Swiff’ pour qu’elle s’y mette, elle chausse ses protections (15 minutes) et se lance. Un saut, deux sauts…. La chute !
Oui, bon, soit, c’est facile de mettre ça ici, et vous l’avez sûrement déjà vu chez les autres gaillards, mais c’est pas grave. C’est un des moments forts du voyage, quand même. On remarquera sa charmante copine qui regarde direct vers nous, genre elle plaint Swiffer qui est tombée devant nous. Mais tout ça est très sain, elle l’a pris à la rigole (je crois, again). Et puis elle s’est pas laissée démonter et nous a sorti des belles figures après ça. Des figures avec des noms racistes, certes, mais ca, faut pas l’dire.
Au bout de 3 heures de matage le ventre creux et l’rectal à ras-bords, on part direction le formule 1 pour réserver la nuit. Chambre de deux, donc Yass et Clad vont réserver pendant que Dave et moi restons dehors, les enceintes au max dans la bagnole, galérant sous les yeux d’un rabzouz à sa fenêtre.


Les deux chevelus reviennent une plombe après, s’étant bien soulagés, les salopards. Re-bagnole, direction un shopi et les bords de l’Oise pour manger un repas à base de pain, de claquos et de blanc de dinde, parce que le jambon c’est hallam. C’est là qu’un nuage de mouche est pris d’affection pour Dave, qui ne les quittera plus du voyage (comme tout l’monde, mais c’est à dave que tout l’monde l’a fait remarquer, donc)…
Le samedi après midi, on passe chercher l’attrape poussière en caisse et lui fait peur à base de «pour ceux » à fond. Le reste de la journée se déroulera sur un ptit terrain de verdure au milieu du voisinage de Swiffy. Une partie de pétanque. Un ballon Dora l’exploratrice, une couverture… Trois minots débarquent et commencent à provoquer Dave et son maillot Lesage… L’erreur

Du coup, obligé, match contre eux, pendant que Yass, Clad et Swiffy discutent, Dave, moi et un quatrième minot affrontons les trois gaillards. Tout l’après midi sera dédié à ça, match d’anthologie, avec des vrais bouts de hors-jeu, de chaleur caniculaire, de fatigue et de barricades dedans.
Les minots m’ont bien fait rire. Les trois gamins étaient rageux à bloc entre eux, genre à se traiter continuellement («t’es nul », «passe la moi trouduc! ») mais se sont mis à discuter progressivement avec nous. Enfin plus avec moi, parce que Dave était pas mal barré dans l’jeu et hésitait pas à dégager les gamins d’un coup de hanche dans la race («Aïeuuu ! » « C’est comme ça qu’ca s’joue ! »)
Ptit Quentin qui jouait avec nous était bien marrant aussi, le bougre. 9 ans, surnommé «le chimpanzé », casseur de lunettes à ses heures perdues, qui regarde Gully, fait des références à Apocalyptico et joue à New super Mario bros. L’est resté jouer et discuter avec nous après que les autres soient partis, c’était marrant.

J’devrais ptetre passer le Bafa comme Clad, j’aime bien les minots en général, et j’crois pouvoir dire que j’ai souvent un bon feeling avec eux.
‘fin bref, sur l’coup d’7 heures on est quand même retournés se garer à 200 mètres du Formule 1, histoire de grailler et de glander en attendant que le surveillant se barre et qu’on puisse se faufiler à 4 dans notre chambre pour deux. Imagine un peu : nous 4, puant la sueur à 200 mètres à la ronde, dans l’ax de couladou qui vire déchetterie, la musique poussée à son paroxysme, chacun un sandwich dans la mains et un verre de rouge dans l’autre.

Grand moment. On a tous payé nos deux verres de c’grand cru du pater à dave qu’a passé les deux derniers jours dans la bagnole, cul-sec ou avec délectation, c’est selon. Comme par hasard, à 50 mètres un mariage avait lieu dans une salle, du coup on a vu défiler pas mal de voitures, et eux ont du s’demander si cette bande de trouduc sur canapé allaient pas faire chier leur monde.
La suite de la soirée ca été du squattage de parking, à base de planche à roulettes, notamment. Et là, c’était vraiment cool, parce qu’on l’a rodé. C’est là, au fond de cette impasse, sur ce vieux rond point tout pourrave à mi-chemin entre la campagne et la route, qu’a eu lieu la meilleure session depuis longtemps. Juste planchonner pour le plaisir Yass et moi, sortir des ptites figures, tenter des trucs plus dur, en montant, descendant les trottoirs, pendant que les potes sont dans la tire à se reposer ou jouent avec une balle de tennis… C’était vraiment cool.
Swiffer était venue nous rejoindre pour la soirée, tranquillou. Juste à coté, y avait une baraque avec un pap’s qui faisait cuire sa barbaque. Yass propose de lui demander si on dérange, donc on y va, et le type était super content, genre personne est jamais poli, et tout. Nous raconte que des jeunes viennent foutre la merde souvent, et qu’il est obligé d’y aller avec la batte et la 22 :o
Nous averti aussi que si on veut se griller un bédo, faut
faire gaffe parce que la police passe souvent.
«- ouais mais on fume pas !
-Nan mais j’dis ça, c’est entre nous »
*Petit smiley clin d’œil*
Genre le gars tenait vraiment à c’qu’on fume, j’sais pas ^^
Enfin voilà, le gars est cool, on a traîné jusqu’à une certaine heure, je sais pas vraiment, et puis on est allé dans l’formule 1, en mode infiltration solid snake pour pas s’faire pécho. Et puis une fois à 5 dans la chambre de 2, on est allé chacun notre tour prendre un p’tite douche (sauf Swiffer, à tort ou à raison) et faire la commission tant attendue depuis deux jours.
Autant vous dire que celui qu’est passé après moi s’en
remettra pas d’si tôt. Imagine le budget mensuel du formule 1 en papier
toilettes épuisé en une seule fois, et tu pourras t’faire une idée d’la chose.
Et puis sur l’coup de minuit et demie, Swiffer
est repartie (sans faire de check) et on s’est retrouvé à discuter d’la
journée, d’nos impressions, tout ça, pour s’endormir profondément sur des vrais
lits (un pour deux mais ca on s’en fout)
Le matin c’est cool, on a la pêche, on passe un bout d’la matinée à glander dans la chambre d’hôtel, faire les cons…


Et puis vers 11-12H on bouge à la caisse pour bouffer et passer l’temps avant l’départ, avec Swiff’ qui nous a rejoint. Déjeuner à base de hadiss/cassoulet/saucisses façon gitans sur le béton et au réchaud, à même la conserve:

Et puis planchon, balle de tennis, chaleur, musique, voisin… On prend les mêmes et on r’commence. Tentative de rollerblade, avec ridicule et brisage de cheville à la clé, jeux de balles sans fin, out skateboardistiques entre Yass et moi, les choses se passent:


Les choses se passent et l’heure du départ arrive. On dépose la misstinguette pas trop loin de chez elle (mais pas trop prêt non plus, pour des raisons de sécurité), on lui claque la bise et on s’dit au revoir. On repart de Méry heureux et satisfaits, le sac à private jokes et le globe cérébral bien remplis de souvenirs, de boutades et d’images….
La route du retour s’est laissé dompter facilement, sans péages ni égarements, comme si notre ville nous attirait à elle et à notre quotidien, alors qu’elle avait corsé les choses quand il s’agissait de s’en éloigner. La route a pourtant été longue mais j’m’en suis pas vraiment rendu compte, plongé dans mes pensées et les lyrics d’Hitekk et Nikkfurie que j’étais. Et alors qu’on arrivait en territoire connu j’me suis rendu compte que ca y est, c’était fini. Retour à la réalité, retour à la glande. Fini l’exubérance d’être en terrain étranger, fini de s’régaler et d’se sentir libre…
Se sentir libre de quoi, au juste ? Parce qu’à part voir Swiffer, on a rien fait d’exceptionnel, pendant c’week end, j’veux dire, rien qu’on aurait pas pu faire chez nous, à la limite. J’crois qu’c’est ça le truc, c’est d’être ailleurs. Prendre l’air, bouger, s’échapper un peu du quotidien. C’est ça qu’y faut !
Et c’est ca qu’on a fait. Et moi, j’ai trouvé ca vraiment cool. Alors merci Swiffer, merci Couladou, merci Yass, merci Davidasse, et merci à toi lecteur, d’avoir lu jusqu’ici. Ceci dit fait gaffe : C’est ptetre chez toi qu’on viendra la prochaine fois !
La version de Yass
La version de Davidasse
vendredi 13 avril 2007
Départ imminent
D'içi une plus ou moins petite poignée d'heures (en fonction de l'organisation du crew, donc plutot grosse poignée, a priori), le road trip de la mafia du 7-6, composée de 4 jeunes trous du cul que sont Couladou, Yass, Davidasse et moi même, sera enclenché. Road trip à destination de Méry beach, chez Swiffer, pour un week end d'aventure. Identification faciale de la team en déplacement:

Ca promet d'être assez énorme.
Au programme: Voyage by night, orientation made in Mappy, lecteurs mp3 blindés, planche à roulettes, rencontre, mais surtout: Camping sauvage.
Camping sauvage, ca peut évoquer plusieurs trucs. Genre ça:

Mais aussi d'autres trucs, genre ça:
Oui, tout de suite ca fout plus les chocottes. Autant vous dire aussi que les questions de lavage, de démoulages de cake et d'odeurs corporelles diverses n'ont été que très peu abordées, histoire de pas trop démotiver les troupes.
Enfin bon, j'ai quelques affaires à regler avant d'partir, j'vous donne rendez vous lundi si tout s'passe bien pour un récit dans les règles de l'art ;)
(Et pensez à checker les blogs des autres gaillards, parce que ca rique d'être fun comme l'iut de voir les points de vue de chacun (et 5 fois les mêmes photos, accessoirement))
lundi 4 septembre 2006
Guess who's back?

Le Kindaire est de retour, en chair et en os, bolosse. Ca me fait tellement plaisir de vous retrouver que je vous propose un son du démon pour accompagner votre lecture:
Ah ah! Ca faisait un bout de temps! 3 semaines... Je ne ferais aucune remarque sur le fait que malgré le nombre croissant de visiteurs seule Swiffer a daigné laisser un petit commentaire. Heureusement que ma commentatrice number one est là. C'est pas bien grave ma foi. Le plus important c'est que je sois là et vous aussi. Comme il se doit je vais vous faire un petit récapitulatif de mes vacances, juste ce qu'il faut de bidonnade quoi. 5 4 3 2 1 c'est parti:
Le lendemain du dernier article je suis parti avec mes deux petites soeurs direction Lyon, deuxieme plus grande ville de France après la capitale. Après 4H30 à se faire chier comme un rat mort sans bouquin ni lecteur mp3 ni rien pour se distraire, on arrive. Ma grande soeur nous attend et on va direct se baigner dans un lac en periphérie de la ville, sympa. En se baladant en bagnole on se rend compte de l'ampleur de la chose et on retrouve les habituels fléaux des grandes villes: foule absolue, pollution, embouteillages et surtout les gens très pauvres.
C'est reelement choquant de voir comme en region parisienne des femmes au visage tiré, leur bébés à la main à l'entrée du périph' en train de quemander pour manger. C'est dans ces moments la que j'aimerais avoir plein de thunes et lui filer une liasse de biftons pour elle et son minot. Malheureusement c'est pas le cas et ca fait mal au coeur de donner d'la merde genre 1 euros... Enfin voila quoi c'est triste.
Quoiqu'il en soit on est parti se baigner et puis on est rentré. Ne vous inquietez pas tou l'article ne va pas être aussi chiant, la rigolade et les photos ne vont pas tarder ;)
On rentre chez ma soeur et on visite son appartement à elle et son copain. Le lieu est très sympa, tout comme le quartier. Ca c'est la vue du canapé ou je dormais, là ou je revais chaque seconde à mon planchon resté au Havre que j'aurais pu utiliser sur cette superbe place :/

Pendant que mes soeurs s'occupent je me prends à regarder comme un petit voyeur d'occasion par la fenêtre et decouvre peu à peu la faune locale dont un speciment plus qu'étonnant. Il s'agit d'un clochpouille. Jusque la tout va bien, c'est même plutot pas marrant. Sauf que ce n'est pas n'importe quel badaud. Le gars parait jeune, est très sale et passe son temps à aborder les gens pour quelques pièces pour "s'acheter une bouteille d'eau" qui se revèle en fait être une grosse binouze. Pour l'instant le gars ne me fait pas plus d'effet que ca, jusqu'à ce que je le rencontre.
Alors que moi et mes soeurs allons faire un petit tour à la librairie on tombe sur lui. Accoudé au comptoir de la librairie, il quemande de façon quelque peu...entreprenante: "T'as pas une pièce mon pote?" demande t'il à un biker. Le gars lui file quelques pièces... "Donne moi plus!" qu'il lui gueule! Extraordinaire... Bon il nous tape la discute un peu relou mais sans plus. Le soir même on parle de lui au copain de ma soeur (qu'on appellera mon beauf ca va plus vite) et il nous revèle que le bonhomme traine depuis quelques temps dans le coin et qu'il a eu affaire à lui un soir...
Alors que mon beauf triait ses poubelles, le gars l'approche et se pose à coté de lui, genre c'est son pote, et le regarde d'un oeil curieux trier ses ordures "Bah c'est bien, tu tries tes ptits papiers, ton verre, ton platique, tes cartons..." l'air de dire t'es un bon conneaud de base. Et la il s'approche plus près et lui lache: "ET TA BROSSE A CUL? TU LA TRIE AUSSI?"... La barre.
Par la suite du séjour on le croisera environ tous les jours, sans qu'il se souvienne de nous pour autant, le cerveau rongé par l'alcool. Un soir cependant vers 21H je pars avec mon beauf histoire de louer un dvd. On parcourt les petites rues à la "Plus belle la vie" du quartier jusqu'au vidéo future. On mate tous les films quand surgit au détour d'un ruelle notre ami, bien imbibé comme il se doit. "Hey dites moi z'auriez pas une ptite pièce pour ME BOURRER LA GUEULE?"... A ce stade de l'aventure il ne cache plus ses intentions ^^ Sans attendre la réponse il enchaine:
"Alors quel film tu vas prendre?"
Mon beauf: " Je sais pas mais j'aimerais bien le faire penard si tu vois ce que j'veux dire".
Le clochpouillou: "Tu vas pas prendre "trou du cul sur canapé""?
A ce stade de l'aventure j'ai une barre.
Mon beauf': "Non j'lai deja pris la semaine derniere celui là"
Le gars, rigolant un peu moins d'un coup: "Et "Enculé de ta race connard" tu l'a deja pris celui là?
Et là, la mise à l'amende finale de mon beauf: "Nan mais si tu continues à nous pomper l'air il se pourrait que j'te l'sorte."
Gazolé! Le gars s'est barré et on est rentré chez nous matter Ladykillers, pas mal. On reverra le gars, errant de plus en plus minablement dans les rues jusqu'a se faire limite marrave par l'épicier de qui il faisait fuir les clients. A la fois le type m'a bien cassé les glaouis et sans lui le quartier à retrouvé sa serenité à la fois c'est jamais qu'un pauvre gars quoi. Le type à du se retrouver depassé financièrement, ses parents sont morts... C'que j'en sais? Et aujourd'hui il passe ses journées à mendier pour de l'alcool histoire d'oublier ses soucis. Quand tu reflechis bien, quoi de plus horrible que de n'avoir nulle part où aller, où dormir? Il est 8H du soir, le soleil se couche et tu ne peut pas rentrer chez toi, faute d'avoir un chez toi, alors tu dois trouver un banc, un abri bus, un batiment desaffecté histoire de t'abriter des intemperies et si possible, des autres clochards, des gars bourrés et de toute autres espèces de personnes susceptibles de vouloir te défoncer pendant ton sommeil. C'est tellement triste...
Bref, enchainons sans transitions sur mon 2ème jour la bas. On est parti à un safari-zoo où tu fait un circuit en bagnole pour voir des animaux, certains en liberté, d'autres en cage. Alors forcement pas de félins en liberté mais quand meme de bons gros ours bien impressionants et j'ai mieux de dire que quand une boule de poils qui atteint facile le quintal se dirige vers ta bagnole, t'as les fesses qui font bravo. On a pris quelques photos là bas, pour votre plus grand plaisir, un peu d'exotisme sur ce blogos:







C'était cool. Le troisième jour on a fait du canoé en descendant l'ain et le week end on est... parti en camping. Et la, c'est le drame. Les gens du camping ont dit que c'était la première fois qu'il faisait aussi froid en été depuis des années, et on a compris. A base de frigorification absolue pendant la nuit, j'ai pas fermé un oeil j'ai cru que ca finirait jamais. En plus j'ai filé mon pull à ma soeur pendant la nuit, autant vous dire qu'avec deux polos sur le dos, un duvet trop petit, mon survèt' rouge de l'Ethiopie en guise de futal (que j'ai mis pendant quasiment 3 semaines d'ailleurs) et une tente d'il y a trente ans qui coupe pas le vent pour un sou, j'ai jonglé ma race.
Du coup on est resté qu'un nuit et le lendemain on est parti direction le festival equiblues qui se trouvait pas loin. On avait aucune idée de c'que c'était, on est résté même pas une heure.

En gros c'est un grand champ requisitionné par des fanatssiques des stataisses, avec de la country à fond les ballons et où tout le monde a son stetson sur la tête. C'est plutot sympa mais bon, faisait froid. Alors on est rentré et on est parti au cinéma voir "Pirates des caraibes 2".

J'avais bien accroché sur le premier et le deuxième est encore meilleur, de la régalade en boite à vrai dire. Un bon ptit film bien sympatoche - Bien que le terme "petit" soit pas très approprié à un film pour lequel on à depensé plus d'argent qu'il n'en faudrait pour nourrir le tiers monde pendant un an.
Et après mes parents nous ont rejoint et on est parti dans la baraque que le père de mon beauf' nous a gracieusement preté à ste maxime sur la cote d'azur mossieur. J'aime mieux vous dire que ca change severement des 18 années de vacances en bretagne et en vendée que j'ai passé jusqu'ici. C'est pas mieux pour autant hein, les gens se régalent beaucoup trop la bas. A base de bi-bi-biaaaaatche sur la plage en string et les bzazou à l'air, jeunes ephèbes musclés qui draguent les gonzes et que j'ai envie de marrave à coups de battes...Normal quoi.
Mais y aussi des familles comme nous, qui passent leurs journées à se faire cramer et laissent leurs gamins foutre du sable dans la gueule de tout le monde... Faudrait se renseigner la bas mais je crois qu'il y a un concours permanent du plus beau cancer. Comment il pourrait en etre autrement? Les gens passent leurs journées par facile 40 degrés au soleil à prendre le soleil, sont cons ou quoi? Nous c'est plus on vient, on se baigne et on se barre. Faut dire que la baraque tuait sa race, à 2 minutes à pied de la plage avec plein de murs ou j'ai pu faire mon yamakaki d'occaz'.
Mes vacances c'était donc ça, la pétanque, la sieste, la ds de mes soeurs et la lecture. Niveau DS j'ai rossadé animal crossing et super princess peach:

Tout d'abord animal crossing, un jeu sur lequel j'avais pas mal d'a priori genre "ca bouffe du temps" "y a aucun but a quoi ca sert?" ce genre de choses... Pour la coup ca c'est révélé plus ou moins exact mais je sais pas, c'est un jeu emprunt d'une certaine poésie, j'ai quand même accroché. Et puis kéké le chien il a trop la classe!
Concernant super princess peach, pas grand chose à dire, c'est un jeu de plates fomes tout c'qu'il y a de plus classique à part l'utilisation du stylet qui permet de déclancher les émotions de peach: colère, joie, tristesse... Le jeu est sympa meme si l'utilistaion du stylet et des touches simultanement est pas forcement évident dans certains passages...
Sinon en bouquin j'ai rossé les habituels magazines de planchon, de jeux vidéo, d'informatique et de musique (cout total de l'opération:3774 euros (hors taxes)) mais aussi quelques bouquins: Un de michael moore et la trilogie de liam earn "Le clan des Otori"


Bon Michael Moore j'aime bien ce qu'il fait, j'ai aimé ses films mais y a un moment ou faut quand même faire du tri. Le gars est anti bush, anti ceci, anti cela, anti slip, anti caleçon... Meme dans un monde parfait le gars viendrait trouver de la merde à deterrer. En meme temps c'est important, il en faut des gars comme lui pour faire un peu chier le monde... Menfin voila, interressant mais à prendre avec des pincettes.
Par contre, le clan des otori... TUERIE FACIALE HADOUKEN POWER OF THE DRAGONFLAME! C'est bien quoi. L'histoire se déroule dans un pays similaire au Japon mediéval et on suit l'évolution d'un minot qui va passer de gitan à seigneur, assasin... Et va mener à bien sa destinée en tentant à tout prix de sauver sa dulcinée. En gros c'est ca. C'est d'la bombe de boulette comme disent les jeunes.
Voila pas grand chose d'autre à vous raconter, ma soeur revient vivre chez moi donc l'accès au pc (qui est dans la chambre d'elle et de mon autre grande soeur) est assez tendax, ce qui explique ma lenteur pour pondre cet article :/ Aujourd'hui c'était ma rentrée, ce midi après un panini avec francois et davidasse j'me sus payé MGS2, Heat et Darkstar Batalion pour 17 euros le tout, que du bon. Par contre le retour au lycée, moins bon. J'ai retrouvé Alex et Samy et on s'est mis des grosses barricades faciales mais ca fait quand même chier d'être encore ici une année de plus, avec des horaires de merde en plus.
En effet, leur aménagement horaire nous fait commencer à 8H00 au lieu de 8H30. C'est à dire que je dois prendre le bus à 7H15... D'habitude à 7H15 je dors encore! Et puis personne mange à la cantine avec moi, et puis je vais devoir arreter l'espagnol LV3 à cause de ces horaires de merde qui se chevauchent et qui m'emmerdent enfin bref, de la merde quoi.
Mais bon, la vie est belle, j'ai retrouvé les potos, on va foutre la darasse en cours pour oublier le malheur de galérer une année de plus :)
Bon, il est temps de vous le lacher cet article, enfin. Non sans vous gratifier du clip "hardcore" de Ideal J, histoire de vous montrer que non en vrai tout va pas bien, et pour que vous voyez ce que peut être aussi le rap. Regardez ce clip, vraiment, il est over culte, ne vous arretez pas aux premieres secondes rebutantes. Attention toutefois, comme son nom l'indique, cette vidéo est pas à mettre toutes les mains, elle peut etre assez choquante.
Il fut un temps ou j'ecoutais cette chanson en boucle, c'est le genre de son qui te fait potasser. Si vous ne connaissez pas certains faits dont la chanson traite, wikipedia est votre ami ;)
Voila, j'y vais, je vous dis à plus tard, je ne sais quand. Ah, au fait j'ai decidé que ce principe selon lequel il ne faut pas répondre dans les commentaires c'était con donc vous aurez désormais droit de réponse! Alors à plus tard pour un prochain article, ou dans les commentaires ^^



