dimanche 5 avril 2009
No Country For Old Men

------------Spoilers inside------------
Ce film, c'est c'que j'appelle un film d'enculé. Honnêtement, y a plusieurs moments ou je m'suis demandé qu'est c'que c'était que c'bordel, pendant qu'à mon propre insu je souillais mon zlof devant mon écran comme un con. Pourtant bon, j'en ai vu des films d'enfoirés, des saletés de métrages Japonais ou Coréens, de Mafia, de meurtres de suspense intense ou quoi, avec des cassages de membres, des coups d'coupe-coupe dans les parties, des serial-killers masqués ou pas, des fractures ouvertes et compagnie. Mais là j'sais pas, y a un coté qui m'a mis bizarre. Le fait que je mange une fois tout les deux jours et que j'avais pas dormi depuis une trentaine d'heures joue peut être aussi, mais je pense pas.
Le film commence avec la voix de notre ami à tous Tommy Lee "Men in Black/Expression fatiguée sur le visage" Jones dans le rôle d'un sherif Texan un peu usé de la life, qui kiffe son patelin et nous raconte de la merde pour nous mettre dans l'ambiance Texas (Prononcer Tégzasse), grands espaces, consanguinité, port d'arme, santiag et Budweiser. On a droit à des jolies images du désert, des animals et tout et tout, jusqu'à l'apparition d'un flic qui arrête un bonhomme, c'qui coïncide avec la fin du monologue de Tommy.

(juste pour la beauté de la chose)
Bon, en gros le gars qui s'est fait arrêter c'est le gros méchant du film, une belle grosse tête d'enculé qui te donne à la fois envie de lui ricaner à la gueule mais surtout de couler un bronze dans on falzar, parce qu'il fait archi peur, en fait. En mode bête de coupe au bol à la Mireille Mathieu, sourire bien malsain, voix mielleuse flippante de mec qu'a une restriction d'approcher à moins de 0 mètres de la reine de sa promo de lycée 1982... La totale. Il a même un patronyme à consonance allemande pour nous laisser imaginer son grand oncle paternel lui faire des trucs bizarres déguisé en Rudolph Heiss. On n'pouvait faire mieux niveau background de méchant. Un petit best of du personnage en image:






Extraordinaire n'est ce pas? Bon, pendant que le flic discute au téléphone dans le commissariat il vient derrière lui et l'étrangle avec ses menottes, normal. On passe au troisième personnage, un p'tit peu le héros quoi, Llewelyn. avec un nom comme ça il ne pouvait qu'avoir la classe (tout est relatif, on est au Texas (n'oubliez pas la prononciation)), en gros on le découvre dans les landes désertiques en train de chasser la biche. Vous me direz c'est super pourri comme hobby mais bon le gars est à la retraite de son taf de soudeur, vétéran du Vietnam, sa femme est assez chiante, il vit dans un mobile-home et je me suis moi même récemment pris de passion pour le découpage du papier en forme d'objets, je n'lui jetterais donc pas la première pierre. Ce mec, c'est un peu nous tous, hommes modernes:


Bref, pendant sa partie de chasse il tombe en plein désert sur des bagnoles abandonnée, avec un paquet de cadavres chicanos autour, un bon gros paquet de coke à l'arrière d'un pick-up et un gars qui crève de soif. Il laisse le gars crever en espagnol, laisse la coke ou elle est et part à la recherche du survivant puisqu'"il doit bien y en avoir un". Il est fort ce Llewelyn. Perso j'aurais payé un coup à l'espagnol, on se serait fait un putain de trip et je serais mort de chaud, sous coke, certainement abusé sexuellement par un enfoiré d'Espagnol qui avait un casier de pointeur en taule. Bordel de merde, j'aurais du m'en douter, la façon dont il me demandait de l'eau en se passant la langue sur les lèvres, le fils de pute.

Je suis content que tu sois mort, bâtard. Bref, Llewelyn est pas con, il part donc à la recherche du survivant, et il s'avère qu'il est pas allé bien loin, en dessous d'un arbre isole sacrément bien placé (à retenir pour un éventuel futur pique-nique), avant de succomber des suites de ses blessures, très certainement (j'attends le verdict du légiste mais les trous d'balles dans son corps et la flaque de sang dans laquelle il baigne me mettent sur cette voie). Seulement voilà, il a laissé avec lui une mallette qui en plus d'être vachement chouette et surement très classe sur Llewelyn pour aller chercher ses Corona le dimanche avant le match ou aller voir les coupains au bar "Chez Sancho", contient... un tas de biftons!

Nom de Diousse! Llewelyn rentre chez lui, cache les flingues qu'il a récupéré, le sac de brillant, et fais comme si de rien n'était. a la nuit tombée ceci dit, il commence à avoir des remords pour l'espinguoin qu'il a laissé crever la soif. Pas salaud le gars, il rempli un gourde et y retourne, en pleine nuit. Bon pas d'bol une fois sur place le gars s'est fait descendre, et y a des chicanos en Range Rover Cherokee qui se mette a vouloir dézinguer notre ami . Il arriver Dieu soit loué à leur échapper, après avoir malheureusement sacrifié ses tiags et avoir tué un gros clébard (un des grands moments du film).
C'est là qu'en gros commence l'intrigue principale, à savoir Llewelyn (son nom est relou par contre, ça commence à me gonfler de l'écrire) qui fuit avec la thune, le psycho qui le poursuit, et le shérif qui boit des kawas bien serrés chez Maggie au bord de la grand route en se posant des questions sur l'enquête et sur l'Amérique contemporaine qui se barre en couille.
Le reste du film n'est que violence, santiags, longs silences et mexicains morts. D'ailleurs je n'hériterais pas à parler de racisme. OUI PARFAITEMENT MON BON MONSIEUR! Dans sa course effrénée après Llewelyn, Anton le méchant fou possède deux armes principales qu'on peut ranger pami les plus lulzantes de l'histoire du cinéma non fantastique, après peut etre les aiguilles à tricoter dans Ichii The Killer et les baguettes à enfoncer dans les trous d'nez de Shiraze dans Aniki mon frère. On commence avec son grand classique dès le tout début du film: Une bonbonne de gaz/air comprimé chelou:

On comprend dans le film qu'en gros c'est une bonbonne d'air comprimé reliée à un tuyau qui permet d'envoyer avec une grosse pression un projectile et ainsi tuer les bovins d'un coup dans les abattoirs. Quoi de plus naturel pour notre ami le dingo du désert de s'en servir sur des hommes? Pas de douilles, pas trop de bruit, effet immédiat... On remercie d'avance les Cohen pour les massacres dans les écoles Texanes ces prochains mois. Le délire du gars donc, c'est tout simplement de se balader avec sa bonbonne, de faire sauter le verrou des portes avec, parce que ça marche aussi (merci les Cohen pour les cambrio... Bon j'arrête), d'attendre que tu vienne lui ouvrir, d'appliquer son petit truc sur ton front, et d'actionner la sortie d'air. Mise en pratique:



La violence. Quand tu passe après ça, en tant qu'arme de meurtre, tu dois surement avoir le trac, faut vraiment avoir un putain d'concept pour rester au niveau. C'est là qu'intervient la deuxième arme du gros méchant: Un fusil à pompe silencieux. Bon celui là ils l'ont vraiment sorti d'un anus, on a rodé des jeux vidéos, des films de John Woo, des bandes dessinées, des mangas, j'sais pas... Un silencieux sur un fusil à pompe?


Respect. On a droit à un affrontement direct entre nos deux protagonistes, qui donnera lieu à une effusion de sang chez des innocents -parce que sinon c'est pas marrant- et pas mal de blessures sur les deux gaillards. D'ailleurs ça aussi, ça revient pas mal dans le film, les blessures dégueulasses. On a affaire a de vrais bonhommes, pas des gars qui se cassent la clavicules en foot ou en planche à roulettes et pleurnichent. J'te parle d'être attaqué par un pitbull et d'arracher les griffes insérés sous ta peau toi même, de dissimuler une blessure par balle avec une p'tite veste, de s'enlever une balle logée dans sa cuisse tout seul dans sa chambre d'hôtel avec du matos volé en pharmacie et une bâche sur le sol pour pas faire chier la dame de ménage (beau gosse), s'faire un attelle à l'arrache pour son bras l'os à l'air à la sortie dun petit accident de voiture... Faut p'tetre penser à arrêter d'être hardcores. Petit best of pour les gros durs:






Ça doit piquer. Tout ça pour dire qu'après tant de violence, Llewelyn va se planquer au Mexique ou quoi, se prépare à l'affrontement ultime avec Anton le méchant, mais manque de pot et à cause d'une conasse qui le fait tise des bières au bord de la piscine de l'hôtel il se fait descendre comme un banal sac à merde par des mexicains (encore eux!), et comme de par hasard Tommy Lee arrive trop tard, ce con! Bref le héros est mort, Tommy démissionne un peu après parce qu'il comprend plus trop le monde, et le méchant Anton va tuer la femme du défunt Llewelyn parce que bon, il a pas eu le plaisir de le tuer lui même, ça fait chier quand même, faut bien se rattraper. C'est un ouf! Sacré Anton ahahah.

(houla Anton, ça par contre c'est juste sale, il faut pas)
Le film finit comme ça, sur les réflections de Tommy, sans que t'ai trop eu le temps de comprendre. J'écris cet article dans le lulz, mais c'est vrai que pour reprendre un expression consacrée ça m'a troué l'cul, c'est un sacré métrage, sans déconner. Une bonne claque dans la face, et un tas d'autres expressions pour dire que c'est frais, chanmé et hardcore à la fois. Je n'saurais que le recommander à ceux d'entre vous qui n'l'ont pas encore vu même si bon, maintenant j'ai un peu tout niqué, j'avoue. La bande annonce, c'est cadeau pour me faire pardonner:
Le prochain film que je tacherais de vous gâcher sera:

jeudi 18 septembre 2008
Ordonnance le chevalier sombre.

(Oups, mauvais film)
Rapide résumé des épisodes précédents: Bruce Wayne, fiston de la plus grande fortune de Gotham City, traine ses parents en dehors du ciné ou ils regardaient tout les trois un bon Disney, parce qu'il veut se faire payer le dernier pif gadget ou un truc du genre. Il est tard, la ville est mal famée, un tox au détour d'une ruelle et boum, les parents se font descendre, le minot se retrouve orphelin, et rongé par la culpabilité (et puis il a même pas eu son Pif du coup) Élevé par Alfred le majordome de la famille dans le grand manoir familial, il est plus ou moins en mode gotchik, écoute The Cure, traine sur des forums chelous... Et puis pour ne rien arranger il lui est arrivé une crasse avec des chauve souris du coup maintenant il en a super peur. Bref le poulot est légèrement poisseux.
Mais il a beaucoup d'argent, et si ca ne soulage pas ses troubles psychologiques, ça lui permet de se mettre bien. Selon les versions il s'entraine seul et à la dure pour devenir balèze dans sa tête et dans son body ou bien il voyage et devient un ninja des montagnes, bref, l'important est qu'afin d'exorciser ses démons et de débarrasser sa ville de la criminalité, Bruce décide de se faire justicier de Gotham. Pour ça et histoire d'opérer en scred il crée le personnage du Batman, se crée tout un arsenal de bitonios en forme de bestioles, d'armes de défense, de grappins... Et fait régner la loi à sa façon.
Pour la version filmique de tout ça et afin de pouvoir se régaler du film dont il est question ici avec tout le background et les acteurs en poche, on pourra (mais c'est pas nécessaire) se référer au précédent film, Batman Débuts, qui est à chier.

Celui qui nous intéresse, Batman: The Dark Knight, commence alors que notre héros a sérieusement fait reculer la vermine de la ville, et qu'il -on peut le dire- se fait plaiz. Ça défouraille du vilain, ça se recoud les plaies ouvertes tout seul avec une aiguille à tricoter, ça frappe des animaux... Batman se met bien. Avec ses potes le commissaire Gordon et le procureur Harvey Dent, il prévoit d'ailleurs de mettre pour de bon un terme à la criminalité à Gotham en foutant tout l'monde au trou, Hop! Seulement voilà, a new challenger appears: Le Joker. Une sorte de ouf, qu'a rien à perdre et qui se fout de tout. Un nihiliste, un peu. Donc le pélo arrive et fout la merde dans l'ordre établi, nique tout, tue des gens, est méchant, tout ça tout ça. Batman doit alors trouver comment affronter cet homme qui visiblement est tellement one again que tu peux pas l'atteindre.
Bon, on va pas rentrer dans les détails, je m'rend compte que les différentes intrigues sont assez nombreuses et c'est vite chiant à résumer, ça part un peu dans tout les sens, le film dure quand même presque 2H30 et on a pas mal de personnages, ça rend le tout très rempli. Et cependant assez digeste, au final. Sauf la deuxième fois, par soucis de professionnalisme blogistique, qui est de trop, j'vous l'cache pas. Ca m'a un peu fait mal au crâne. Le film est intéressant en cela que c'est vraiment un énorme blockbuster avec des gros acteurs, des grosses scènes d'action (un 33T qui fait un salto et retombe sur le dos, bordel de merde!) et toutes sortes de saloperies, mais est loin d'être une jolie coquille vide.
A travers les personnages de Bruce/Batman, d'Harvey Dent, de leurs doubles personnalités et dans une moindre mesure du trio amoureux qu'ils forment avec l'ex de Wayne/présente de Dent, et aussi et surtout du Joker et de la dimension politique/juste chanmé qu'il apporte au film, on assiste à un motherfuckin' feu d'artifices, tu peux me croire.

Le gars est cramé, vraiment très bon, drôle mais surtout super flippant, le genre de gars qu'en a rien à foutre comme ce psycho dans ta classe de cinquième qui foutait rien des cours à part glander et un jour a mis une boulette à la prof de Maths parce qu'elle lui a dit d'aller au tableau. Mais en pire. Je sens que tu mesure l'étendue du danger. On en a fait une chiée de ce Joker, avec le copain Heath Ledger qui s'est trop régalé de pilules. Et c'était un peu relou, mais faut reconnaitre que c'est vraiment classe, le personnage est simply the best, et les meilleures scènes sont les siennes, y a pas à chier dans un tromblon.
Tellement bon qu'on peut s'demander s'il éclipse pas notre héros. Parce que si sous les trait de Bruce Wayne ce dernier a une certaine classe (notamment capillaire, j'insiste sur le fait qu'on a un petit quelque chose en commun à c'niveau (mais moins bien lui)) et une attitude sans faille faite de charme et de costume Georgio Armanou, une fois qu'il a foutu son masque c'est autre chose. Voix de ténor avec dix ans de gauloise dans les poumons, roustons en acier trempé et mouvements aussi massifs que ta voisine. Un peu hermétique au charisme, faut dire c'qui est. Mais j'aime à croire que c'est ce qu'est le Batman: un mec qu'est pas là pour faire kiffer ta copine mais venir te défoncer ta race si t'as fumé un joint derrière le collège mercredi après midi. Joue pas au con avec lui.

Les personnages secondaire ont leur place, et la ville est partout, l'ambiance est là, la Batmoto qui sort de la Batmobile qui sort de ???, les stonbs, les cascades, le propos, les punchlines, le charme féminin, le méchant charismatique... Alors à part un Batman effacé, qu'est c'qu'on pourrait reprocher à ce film encensé dans le monde entier et que les fanboyz vénèrent déjà comme le best film evar? Perso, j'ai trouvé certaines scènes un peu inutiles. L'escapade à Hong-Kong, malgré l'utilité scénaristique, est pas spécialement renversante. La scène des deux bateaux à la fin m'a pas trop plus dans sa facilité qui contraste avec la noirceur du reste du film. L'apparition de Scarecrow non plus, j'ai pas trop pigé.
Mais globalement on va pas jouer les madame salope, le film est au blockbuster estival ce que la vidéo de l'anniversaire de mon paternel où tonton Alain se casse la gueule bourré sur la piste de danse est aux films de famille: Ce qui se fait de mieux. Je me joins donc aux millions de péons qui sont partis le voir pour vous le recommander chaudement si vous y êtes pas allé, en toute objectivité je vois mal ce qu'on peut reprocher à cette œuvre du divertissement poussé à son meilleur. Maintenant, on attend le prochain, et en voyant le bond fait entre le premier et celui ci, on peut s'attendre à quelque chose de vraiment pas mal (ou à une déception). alors qui y sera, qui y sera pas? Pas Heath Ledger en tout cas Le pingouin, Edward Nigma, Poison Ivy, Catwoman, Mister Freeze? Les paris vont bon train. En tout cas moi je serais là, tel un chevalier du net, car si je ne suis pas celui que la blogosphère mérite, je suis celui... Dont elle a besoin! *s'enfuit sur sa bat-byciclette, la cape au vent*
dimanche 7 octobre 2007
Etron cinématographique en règle

OMG. Le long métrage d'un gars qu'a regardé mad max, 2-3 Romero, Les oiseaux d'Hitchcok, quelques films de merde, et qu'a décidé de prendre tout ça, de mélanger, de s'faire une ligne de coke et de tourner un film avec le tout, en prenant comme postulat de départ une licence déjà pourrie jusqu'au scrotum.
Ca donne quelque chose de hautement ridicule, qui fait beaucoup rire, défonce les oreilles et fait perdre gout à la vie, accessoirement. Une succession de scènes completement useless (je suis étudiant en anglais) donnent à ce film un curieux aspect de grosse daube fumante à la fois révulsante mais aussi jouissive à regarder telle qu'elle est, à savoir un objet de lulz sans bornes.
Tout y passe, des gros plans sur les santiags du début à la caravelle de véhicules dans le désert sur du gros métal, de la moto sur les routes désertiques à la voix off qui déblatère de la merde, en passant par le méchant à lunettes noires et la biatche de luxe qui se sacrifie pour ses amis (inutilement)

(une mort de merde, bouffée par des corbacs, après s'être faite troncher la veille par un zombie en devenir. Ashanti mérite mieux que ça)
J'sais même pas comment expliquer, un tel concentré de clichés et de scènes, plans et situations prévisibles et nazes dans un seul film, c'est fou. Tu prend tout ces petits détails qui font que les films d'actions c'est chiant parfois (le méchant tue les gens en 2 secondes mais hésite une plombe pour tuer le héros, l'héroine de merde qui se met une barre au moment critique parce qu'elle a piégé le vilain, ce même vilain qui sacrifie sans scrupules ses coéquipiers pour montrer qu'il est vraiment méchant...), tu les met TOUS dans un même film, et ca donne ça.
Y a un moment ou au même titre que le fossé entre référence et plagiat est facilement franchi, celui entre figures imposées et accumulation d'erreurs de jugements se trouve vite traversé (phrase sponsorisée par Laurent Romechko et Jean Luc Delastreet)
Mention spéciale pour Milla Jovovich, quand même, qui trouve le moyen de m'casser les roustons un peu plus à chaque fois, avec un grand merci à sa voix bien pourrie (c'est pas sa vraie mais j'm'en fous, elle est à chier quand même). On parle d'une actrice qui utilise toujours la même palette d'expressions faciales depuis le cinquième élement, du style "je suis triste je suis perdue je suis fragile", "je suis venère au bord de l'explosion, je suis dangereuse ballack même si dans la vraie vie tu m'retourne en 2-2 à une main tellement j'suis keuss", et le pire restant quand elle veut faire la meuf heureuse, chose qui heureusement ne lui arrive pas besef dans le présent film, personnage profond et torturé oblige.

"I'D SLAP THAT BITCH IN THE MOUTH!"
(Bruce Willis)
On passera sur les combats, dans la tendance de ces dernières années, du genre qui vont tellement vite avec des plans de 15 centièmes de secondes qui font que tu pige nibe. Tu vois milla qui se fait attaquer par un clébard, elle se prépare, et là j'les soupconne de prendre des images à l'arrache, de les mettre à la suite avec par dessus des bruits type "poum tchak zip arrrgh", et pouf, milla tape sa pose de meuf satisfaite imitation kung fou fou, les clébards sont daissaiday. Y a rien qui m'venère plus, bordel de Diousse.
Enfin bon, j'vais pas faire 50 lignes sur ce film non plus, ca reste une occasion de s'fendre la poire (pour moins cher y a spirou magazine, sinon) et de passer la bonne soirée, disons. Faudrait juste voir à arreter le carnage, ceci dit, au niveau de la licence, pour des raisons de respect du matériau d'origine qui en prend plein la gueule, là.

Bref vous aurez compris, allez pas le voir, à moins d'avoir de la thune à mettre dans du lulz de trouduc ou d'avoir des amis généreux (ou cons). Faites plutot quelque chose de constructif de vos samedis soir, allez regarder les gens faire de la teknotik, comme Davidasse!

lundi 14 mai 2007
Je suis le gaz malodorant qui s'échappe de l'anus artificiel de Jack.
Samedi chez Medhi Yassine, c'était soirée. J'vous renvoie aux blogoss de lui et de Dave pour un recit complet et exhaustif des faits, et je me contenterai de dire que c'était bien. A la place, j'parlerais bien des deux films qu'on a matté tout les deux avec le Yassou pendant que le Davidasse pioncait.

Chaos. Confusion. Savon.
Poil au fion?
Ahem. Ce film, j'ai du l'voir avant meme d'entrer au lycée, donc y a un certain temps quand même, à l'époque ou internet n'était qu'un lointain rêve (ou quelques parties d'unreal au cdi) et ou les informations cinématographiques, j'les receuillait dans des livres (oui, des livres en papier, aussi fou que cela puisse paraitre). Et à l'époque, j'avais trouvé ce film assez fortiche, dans l'genre matière à culte.
J'me souviens aussi avoir lu une critique à l'époque comme un film "dangereux", style des gens vont prendre exemple dessus. Rétrospectivement, vu le grand retour du film d'horreur depuis quelques années, ce serait une critique applicable à la moitié des films qui sortent en salle, m'est avis.
Bref. J'avais donc pas revu le film depuis pleïade, mais j'me souvenais quand meme très bien du bouzin. Faut dire que sur internet, le film est auréolé d'une sorte de culte étrange et effrayant, en particulier sur la blogosphère, ou les gens aiment à quoter Brad "Tyler Durden" Pitt et à faire les gotchiks de salon devant leurs ordinateurs, revant d'en être, de ce fight club qui leur ouvrirait les yeux sur cette putain de société de consommation qu'elle est pourrite.
Je leur conseillerais alors d'aller embrouiller une bande de gars en bas d'chez eux, de se prendre une bonne branlée, puis de revenir les idées claires siroter du coca light devant leur ordinateur en regardant Garden State.
Faut dire que j'en avais un bon souvenir, de ce film, et le revoir a été beaucoup moins cool. Particulièrement tout le début, avec l'exposition de la vie d'Edward Norton et le début du club. Ca sonnait terriblement cliché à mes oreilles. Et c'est là que le bas blesse: C'est devenu cliché. Dans l'sens ou le film est cool à regarder, à mon avis, mais l'était encore plus avant, puisque galvaudé depuis par trop d'gens qui se l'sont appropriés. En gros un film original qui s'est vu ringardisé pas son propre public (à mes yeux en tout cas).
Je trouve ca terriblement lulz, perso.
J'en ai lu une critique acerbe super bien foutue y a de ça pas une semaine mais impossible de retrouver ce foutu blog, qua j'avais surement fourrée dans mes flux rss pourtant. Le gars y disais que le film était un étron puisque véhiculant soi disant des idées contestataires mais n'était en réalité qu'un gros spot de pub dont on aurait abimé la pellicule pour faire rebelz (j'avais aimé cette image). Ce à quoi un autre le clashait en affirmant que c'était là le coup de génie de David Fincher qui en réalité avait volontairement fait de ce film une blague, pleine d'ironie. Je pencherais plutot pour la seconde option.
Bref, ne serait ce que pour briller en société lorsque vous dinez avec des gens jeunes fashion, il faut avoir vu ce film, m'est avis.
Donnie Darko, c'est autre chose. Encore un film que j'avais déjà vu, y a moins longtemps déjà, et au moins deux fois. C'qu'est drole, c'est que je m'en souvenais moins que le fight club. Peut être parce que je considère l'histoire comme plus complexe. Quoiqu'il en soit, c'est vraiment un film que j'avais aimé, et que j'ai essayé de faire connaitre un peu partout autour de moi, sans réel succès.
Déjà à la base, je savais vraiment pas de quoi le film causait, et ça pour moi, c'est un gage de qualité. Parce que voir un film dont tu connait déjà l'histoire, c'est t'exposer à une décéption quasi-obligatoire, vu que t'as déjà imaginé le truc dans ta tete et que, a priori, ca peut être que moins bien.
Alors que débarquer dans une salle de cinéma ou se poser devant son 17 pouces devant un film dont tu n'connais rien, que t'es allé voir attiré par une belle affiche, un réalisateur que t'aimes bien ou par simple curiosité, c'est t'exposer à une réelle bonne surprise, un vrai choc cinématographique. Et c'est ça qu'je préfère.
C'est comme ça que j'suis résté scotché à mon siège en voyant "A history of violence" de Cronenberg, dont j'connaissais absolument pas la trame (certainement le plus grand choc que j'me suis pris au cinéma (ever)), ou encore que j'me suis régalé de Donnie Darko, dont le titre m'avait branché.
Et faut dire que ce film avait pas mal de raisons d'me plaire: De la Science fiction, du voyage dans le temps, un héros adolescent de type classe, des clash urbains, une poignée de biatches, des adidas gazelle, une BO qui régale, un mort par balle, de la matière à rêver et à cogiter... Tout c'que j'aime dans un film, ou presque (il manque une deloreane, christina ricci, une planche à roulettes et quelques autres trucs).
Et ca a pas manqué, ca m'a vraiment plu. On peut raisonnablement appeller ca un film culte, je crois, avec tout c'qui s'en suit de révélations et de carrières lancées.
Et c'est là ou le bas blasse, lorsqu'on revisionne le film. Parce que Jake Gyllenhaal (j'ai copié-collé son nom, je l'avoue) m'apparait moins convaincant dans son role, surtout une fois qu'tu l'as vu se faire prendre les fesses par un cow boy en pleine steppe texane.
Alors attention, j'suis pas en train de dire qu'il joue mal ou quoi: J'en serais incapable. Je n'fais pas partie de ces gens qui vont voir un film et se sentent de détérminer si untel ou untel joue bien ou mal, du genre
"Le scénario est pas mal dasn l'genre thriller psychologique, mais qu'est c'que l'acteur qui joue Max Krieger joue mal! J'hallucine! Ahahaha" (Jean Baptiste, 21 ans, étudiant à HEC)
J'dis juste que le revoir la dedans, ca m'a fait bizarre. Après, au bout d'un moment on est dedans, on s'y retrouve. Et puis faut dire qu'avec la ptite capuche sur le crane, le regard de gotchik vénère et l'bidon d'essence dans les paluches, il a la bonne classe américaine (ou alors il fait très peur, c'est selon).
Ce film roxe ton cortex sans passer par le tex-mex, et rien que pour ça, you got to watch it!
En somme, je te conseille ces deux films, lecteur, et te propose ensuite de venir m'en parler autour d'un bon verre de Sunny delight (que tu auras acheté avec ton argent, faut pas pousser) à la terrasse du bousse-bousse, ce restaurant de qualité tenu par un turque lauréat à l'aurovision 2007.
D'içi là je te dit au revoir et te souhaite un bon visionnage si l'envie t'est venue en me lisant de regarder ces deux films. Dans le cas contraire, je te souhaite la mort.
mercredi 21 mars 2007
300

Adapté du roman graphique de Frank Miller, 300 est un récit épique de la Bataille des Thermopyles, qui opposa en l'an - 480 le roi Léonidas et 300 soldats spartiates à Xerxès et l'immense armée perse. Face à un invincible ennemi, les 300 déployèrent jusqu'à leur dernier souffle un courage surhumain ; leur vaillance et leur héroïque sacrifice inspirèrent toute la Grèce à se dresser contre la Perse, posant ainsi les premières pierres de la démocratie.
J'comptais poster ce soir l'article cinématographique qui fait office d'arlésienne, mais en fait non. Parce que je reviens à peine du cinéma ou j'suis allé voir cette nouvelle adaptation d'une bd de franck miller. Et autant j'avais déjà lu Sin City avant d'le voir, autant j'avais meme pas entendu parle de 300. Et le constat est là: Ce film est chaud bouillant.
2 heures de régal continu, de membres disloqués, de scènes de bravoure, de hardcore. J'en chiale ma race.
"Fous? Nous sommes spartiates!
Ca commence avec le parcours d'un jeune spartiate de la naissance dès laquelle les plus faibles sont tués, jusqu'à son arrivée au statut de bonhomme, en passant par son initiation à base de taloches faciales, d'entrainement hardcore et de lachage en slobard dans la nature. La loi du plus fort, l'ami. C'est comme ça qu'on fait la connaissance de Léonidas, roi des spartiates, stock à outrance et rageux à ses heures perdues.

Il se met bien à entrainer son minot au combat quand un émissaire perse vient lui causer pour, en gros, lui dire de se bitcher auprès du roi perse ou alors de rester en chien. Léonidas n'est pas une babasse, choc visuel, il lui décoche un chassé vénère dans l'torax qui l'balance au fond d'un gouffre pendant que ses hommes en font de même avec les autres étrangers dans la place.
Autant vous dire que c'est là qu'on comprend que le gadjo, il est pas là pour rigoler.
"Ce soir, nous dinons en enfer!"
A partir de là, Léonidas se retrouve en position de déclaration de guerre contre les perses, et c'est là qu'ca s'barre en glaouis. Il embarque ses 300 meilleurs hommes et part en guerre, contre l'avis des hautes sphères. Mais vous inquiétez pas, les potes de léonidas sont au moins aussi hardcore que lui, à base de gars qu'attendent que de crever sur l'champ d'bataille, le genre de gars qui restent des bonhommes du berceau à la tombe.
La suite du film, ce sera à vous d'la découvrir, parce que j'ai envie qu'vous aimiez le film au moins autant que j'l'ai fait. Evidemment à aller voir en priorité au cinoche, parce que ca t'retourne littéralement, c'est trop bon.
Esthetiquement, le film te fait du bien aux occulaires. C'est beau, de la couleur, de la fluidité, du roxage facial. Et quand tu mattes Léonidas et ses potos massacrer des dizaines de soldats lamddas à base de ralentis savament utilisés, de chorégraphies powerisantes, de tranchages de membres, coup de bouclier dans ta race et éclaboussures sanglantes, j'aime mieux te dire que t'a envie d'défourailler le premier gotchik qui te tombe sous la main.


La scène de la danse de l'oracle est également saisissante, à la limite de l'hypnotisme, chaque plan semble millimétré et il en ressort une impression de maitrise absolue de l'image, ca m'a marqué. Photographie occulaire meurtrièrement défoncante.


C'qui doit ressortir de cet article passioné, c'est que ce film m'a vraiment beaucoup plu et que je vous le conseille vivement, ne serait ce que pour pouvoir m'insulter si vous n'avez pas aimé. Une ambiance et un univers accrocheur, un ésthétisme frappant ton faciesste de jeune, des scènes qui te foutent des frissons dorsaux, musique aidant, un zeste d'humour (que tout le monde ne semble pas avoir saisi dans la salle)... A mon gout un cocktail qui justifie largement le tampon "Kenders seal of quality" que 300 décoche haut la main!

lundi 12 mars 2007
Napoleon Dynamite

"Napoleon Dynamite est un lycéen nerd et moche, dans une petite ville de l'Idaho. Il vit chez sa grand-mère avec Kip, son grand frère de trente deux ans qui passe son temps à chater sur internet.
Après un accident de quad de leur grand-mère, leur oncle Rico vient prendre soin d'eux. Avec Kip, il décide de se lancer dans le porte à porte pour vendre des objets en plastique.Dans le même temps, Napoleon se lie d'amitié avec Pedro, un nouvel élève Mexicain. Ensemble, ils essayent de trouver une fille à inviter au bal du lycée. Ils font ainsi la connaissance de Deb, une jeune fille timide passionnée de photographie.
Napoleon pousse alors son ami Pedro à se présenter aux élections du lycée et à mener campagne ensemble contre la fille la plus populaire de l'école."
Ce film est une tuerie faciale! Inconnu ici dans l'hexagone, ca marche à bloc aux states, et on comprend pourquoi: c'est drôle, émouvant, parfois absurde... C'est franchement réussi et c'est absolument culte. Alors pour peu que vous maitrisiez assez l'anglais pour regarder un film entier sans sous itres Fr, quittez immédiatement ce blog (remarque nan, vous êtes pas obligé) et dépechez vous d'allez téléch vous procurer ce petit bijou! Vous n'le regretterez pas, foi de Kenders!

lundi 5 mars 2007
Séance de rattrapage
Ces temps ci je fais ma flemmasse, mais dès que ma soeur sera rentrée je serais à nouveau cantonné à mon computeure à l'ancienne sans internet, et soyez sur que j'me remettrai à écrire, et nottament des films qui me plaisent. En attendant voilà tous les films que j'ai vu et qui m'ont marqué depuis mon dernier article filmographique (Ou en tout cas, tout ceux dont j'me souviens), et dont j'aimerai parler prochainement:









Des bons films pour la plupart, avec des morceaux de chefs d'oeuvres inside. Autant vous dire que y a largement matière à raconter. On verra ça d'içi à un prochain épisode ;)
samedi 27 janvier 2007
Menace II society

"America’s nightmare… young, black and didn’t give a fuck"
samedi 20 janvier 2007
Dans les mirettes du Kenders
Après ces deux fantastiques articles qui ont brassés des
vsiteurs par dizaines (de milliers, j’entends), l’heure est au racontage des
films que j’ai vu pendant les vacances et par la suite. Parce que j’en ai vu un
bon paquet, et que j’ai envie d’en parler. On passera sur High School Musical
dont j’ai déjà assez parlé, pour parler des films qui ont trversés mes
occulaires ces derniers temps.
Tout d’abord, et je crois en avoir déjà parlé aussi, j’ai rodé Scarface comme jamais.

Scarface, l’archétype du film culte, que tout le monde adore
sans l’avoir vu. Personnellement je l’avaios déjà vu y a de ça deux trois ans,
à l’époque ou je louais un dvd une fois par semaine, et jusqu’à ce que je perde
la carte d’abonné:/ Seulement, bonne
surprise, ma grande sœur m’a offert le dvd pour noël. J’ai du le matter ¾ fois
pendant ces vacances, dont une fois avec les potos, et je suis toujours à bloc.
Ce que je trouve plutot fou dans cette adoration que les
djeuns portent à Tony Montana, c’est que le film se fait vieux, surtout au
regard des grosses productions plus récentes. Et pourtant le pouvoir de
fascination reste le même. L’ascension de ce réfugié cubain dans le milieu du
crime continue à fasciner les gens, c’est là que Brian De Palma a réussi son
coup et impressionne.
A mon echelle, revoir ce film m’a permis, même si je me
rappellais bien de la trame, d’apprécier les répliques, autant en anglais qu’en
français. Grâce à la VO d’ailleurs, j’ai pu identifier une pleïade de samples
utilisés dans la musique que j’écoute, ainsi que comprendre pas mal de
références jusque là obscures.
En bref, moi, Scarface, j’aime. Je sais que d’autres y sont
allergiques mais je trouve le film tellement bien cadencé, l’histoire tellement
prenante et surtout le jeu de Pacino tellement hallucinant que je ne démords
pas à penser que ce film mérite sa place dans mon panthéon cinématographique
-qui rappellons le, contient à ce stade de l’aventure 7854 films ^^
Si vous ne l’avez pas encore vu, you have to watch it, si c’est
déjà fait, dites moi ce que vous en pensez ;)
Ensuite, j’ai matté le dernier James Bond : Casino Royale.

Bond est blond, rien ne va plus. Ou tout va mieux, je sais
pas trop. Quoiqu’il en soit, le moins que l’on puisse dire, c’est que cet
épisode amorce un changement radical dans la carrière de l’agent le plus
celèbre de sa majesté. On passe clairement d’un film « tout public »
à regarder en famille en mangeant des captain gloup’s à un film qu’on matte
entre adultes, en se prélassant sur des
peaux de bêtes sauvages, entiérement nus (ou seul devant sa ps2, au choix). O,n
comprend très vite le délire avec une scène d’ouverture ou notre 007 noie une
brigand dans un robinet avant d’en dézinguer un autre d’une bastos dans la
pomme : pas gentil le jamaisse ! On oublie le gentil Bonbonde, 007
édition 2006 poursuit les méchants façon Yamakaki avant de les descendre,
résiste à des coups de nerfs de bœufs dans les roustons, laisse
les minettes se faire torturer, entre par effraction chez sa boss, et il
paraît même qu’il fume en cachette dans les toilettes :O
Au centre de l’intrigue, d’ou le titre, une scène de casino
pour le moins exaltante – entrecoupée de massacre de vilains, comme de bien
entendu- contre un pas beau qui saigne de l’œil. Notre agent double zéro verra
cependant une charmante donzelle faire fondre son cœur de pierre, à moins que…
Un film à voir, ne serait ce que pour constater le changement et apprécier le
James nouveau, qui ma foi ne me déplait pas. Pour tout vous dire, il me tarde
de voir c’qu’il vont en faire et si le suivant sera dans la même lignée.
Dans un tout autre délire, « Le diable s’habille en Prada »

Alors là, on a affaire à quelque chose qui me laisse pour le
moins indécis. J’avais entendu parler du bouquin, je l’ai même payé à ma mère,
mais j’avais pas trop calculé l’engouement médiatique, et pour tout vous dire
je m’en foutais royalement, ca m’attirait pas plus que ça. Seulement voilà, un
de ces soirs j’avais rien de spécial à faire et ma sœur s’est vu offrir le dvd.
J’ai donc posé la galette dans la ps2 et je me suis embarqué dans une heure
trente d’une comédie de base, en noir et blanc de sucroit, télé de merde
oblige.
Ca se laisse regarder sans trop de difficultés, c’est même
parfois drôle, mais c’est atrocement prévisible. Et c’est là ou le bas blesse.
L’histoire ? Une gonzesse nerd sur les bords se voit engagée comme
secretaire personelle de la directrice d’un grand magazine de mode, incarnée
par Meryl Streep. Cette dernière s’avère être ignoble et la pauvre héroine se
voit mener la vie dure, puis se prend en main, se met à s’interresser à la
mode, devient « in », délaisse ses amis et son copain au profit de
son job dans lequel elle réussit de plus en plus, jusqu’à la fin ou elle se
rend compte que c’est top nul de vendre son âme au diable et qu’elle quitte son
job.
Je vous ai raconté la fin ? A peine à la moitié du film
vous l’auriez déjà prévue de toutes façons, c’est pas vraiment là que réside le
charme du film je pense, ou en tout cas le charme que lui trouvent ceux qui
aiment. Parc que moi, c’est le genre de film que mes sœurs m’imposent un
dimanche après midi pluvieux, que je regarde une fois puis que j’oublie. Enfin
bon, c’est pas déplaisant, on l’a juste déjà vu des dizaines de fois.
Pas comme OSS117 en revanche, qui m’a agréablement surpris ! (quelle transition habile !)

Honnetement, j’avais aucune envie de regarder ce film. Est
ce à cause de la médiatisation chiante qui a entouré sa sortie, à cause de
l’overdose de Jean Dujardin depuis quelques temps ou encore à cause des selles
liquides qui animent mes lendemains de fêtes ? Je ne sais guère. Quoiqu’il
en soit, je l’ai regardé, à cause de la pression que m’ont mis mes sœurs à me
dire que « ca va te plaire, c’est sur ! », du fait que Jean
Dujardin est drôle quand même, ou de la présence de Aure Atika et de sa superbe
plastique, peu importe au fond.
Car ce que je prenais pour une merde made in France, petit trou
du cul méprisant que je suis, s’avère être un concentré de barricades toniques.
Jean Dujardin interprète le crétin à merveille (rôle de composition ?),
Aure Atika est décidement opé, les situations sont drollissimes, les répliques
tout autant… De l’humour tantot léger, tantot plus fin avec des références pas
piquées des vers, des acteurs biens (je me suis pas foulé là). Bref, regardez
le, car le Kenders vous le conseille avec vigueur!
On passe de la France sous René Coty à la chine sous Ching-Lou Paong (ou Dieu seul sait qui) avec Fearless et notre ami Jet Li !

Jet Li qui, comme j’aime à le dire, est le talent mal aimé
des arts martiaux orientaux. Malgré quelques films qui ont remporté un succées
relatif, il n’a jamais réellement décollé, écrasé qu’il est par le souvenir immuable
du grand maître Bruce Lee. Là ou Jackie
Chan a compris qu’il ne réussirait jamais dans le même registre que la maitre
et s’est recyclé dans le comique (avec brio, m’est avis), Jet li n’a lui,
jamais su réellement su imposer son style, aux yeux du grand public tout du
moins. Mais moi je t’aime bien Jet, même si t’as un prénom d’avion ;)
Quoiqu’il en soit, ce film d’époque nous raconte la vie et
le parcours du maitre Huo Yuanjia , qui a vécu cette époque charnière entre l’ancien
temps et la nouvelle ère. Personnellement, les films d’arts martiaux, c’est mon
dada. Et la raison du sucès tout relatif de Jet li comparé à l’emergence de
styles comme le Muay Thai ou la capoeira m’apparaît comme une évidence :
Les gens en ont soupé de l’Asie. Ou alors, ils veulent du Japon, des sabres,
kill Bill. Voir Jet Li en costume d’époque et la tonsure de circonstance sur le
crâne faire son initiation afin d’atteindre la compréhension suprême, ils s’en
carrent le coquillard, je peux vous l’dire ma bonne dame !
Seulement moi, ca me plait toujours, même si encore une fois
le film je l’avais déjà vu sans le savoir. Rien de bien innovant ni dans la
trame scénaristique ni dans les idées véhiculées. Les combats en revanche sont
très impressionants, très fluides, caractéristique du style chinois, et qui
contraste avec les coups de coudes de Panom Yeerum.
J’ai aimé, mais je ne vous conseillerai pas forcément celui
là plus qu’un autre, ou alors pour voir Jet Li en action à la limite, ce qui
fait toujours plaisir.
On revient à notre époque pour Los Angeles 2013 et le retour de Snake Plissken !

J’vous avais parlé de New York 1997 et à quel point j’avais
apprécié, voilà la suite. Cette fois, la ville-prison est LA et on a affaire à
des Stataisses gouvernés par un puritain de première pas rigolo pour un sou et
extremiste comme pas deux. Cette fois, c’est la fille de ce président qui a
chourravé une arme terrible et menace de supprimer les circuits éléctriques du
monde entier si on libère pas les captifs de LA. Mais la gourde s’est faite
séduire dans le cyber monde (ou sur msn, que sais je) par un dangereux criminel
de la cité des anges, qui l’engraine à être méchante. Notre ami Snake va donc
se rendre dans ladite ville maudite et rencontrer toute sa faune afin de sauver
le monde.
Sauver le monde version Plissken, j’entends ;) Ca veut
dire c’que ca veut dire. Une fois de plus le film est régaleux bien que
rigoureusement identique au premier dans son déroulement, jusqu’à y ajouter des
références à son prédecesseur. Mais là ou le film prend une fois encore tout
son régal, c’est quand comme moi on aime la série vidéoludique Metal Gear
Solid. Le film prend alors une toute autre tournure tandis que l’on décèle la
foule de références faites au film par Kojima. Ca me passionne tellement que je
pense de plus en plus à écrire un truc spécialement la dessus, une sorte
d’étude, ca pourrait carrément être classe. Si vous voules en parler avec moi,
n’hésitez pas ;)
Un film culte donc, même si certains y verront une suite ou un remake bidon, je suppose.
Pour finir en beauté, j’ai réservée la plus grands arnaque 2006 pour la fin, le seul, l’unique : Code Da Vinci !

Intrigué que j’étais par le battage médiatique, j’ai lu le
livre à sa sortie. Un livre sympa, malgré une fin en queue de poisson. Agréable
à lire, mais pas un livre qui justifie les patacaisses (je sais absolument pas comment on écrit ça) qu’on fait autour, à mon
avis. Battage surtout du aux théories soulevées, tout de suite considérés comme
bidons cependant.
J’ai donc regardé le film la semaine dernière et c’est pas
dur : j’ai toujours pas vu la fin, je me suis endormi ! C’est dire si
c’était chiant. De ce que j’ai pu en voir (les ¾), c’est le livre en moins
bien. Sans parler de Tom Hanks. J’adore cet acteur, et Forrest gump reste à
jamais un des plus b=eaux films que j’ai vu, mais Tom, si tu passes par içi (et
je sais que tu passes de temps en temps) : « POURQUOI CETTE COUPE DE
CHEVEUX ? » Pourquoi Tom ? Pourquoi nous imposer ce facial
ridicule pendant près de 3 plombes ? C’est juste pas possible.
Mais histoire de pas être un trou du cul fini, je vais faire
mon job jusqu’au bout et je m’en vais regarder la fin de ce film, ain de vous
dire si il s’avère bel et bien être l’immondice que je le soupçonne d’être….
Ca y est je l’ai regardé, non sans m’être endormi une seconde
fois, puis une troisième, mais j’ai réussi. Le bilan est là : c’est d’la
daubasse en brochette, ne le regardez pas. Oui, c’est un ordre qui provient du
Kenders, donc vous devez y obeir. C’est pour votre bien. Economisez 3 heures de
votre vie et faites en quelque chose d’utile, en relisant l’intégralité de ce
blog par exemple.
Bon, le truc c'est que j’ai rédigé cet article y a un bout de temps de ça, c’qui fait que j’ai vu d’autres films depuis. D’autres films dont je ne me souviens pas. A part Body double, de De Palma, qu’est sympa, prenant et rigolo. Ainsi que « Tout le monde dit I love you » de Woody Allen, que j’avais déjà vu en partie, membre d’une fratrie composée exclusivement de filles oblige. Le film est charmant, c’est le mot. L’évolution d’une famille nombreuse composée- recomposée et tout c’qui s’en suit, qui vit dans une luxueuse maison en plein centre de NYC et qui passe Noêl à Paris. A croire que ca paye d’être un trou du cul sur canapé. En tout cas c’est drôle, émouvant et tout c’qui s’en suit, les chansons sont bien, les chorégraphies aussi… Que demander de plus ?
A croire que Woody Allen est la clé…
la clé alène…
Je crois que sur cette superbe blague il est temps de nous quitter et de vous souhaiter un régal occulaire dans les règles de l’art, devant les films que je vous conseille, ceux que je vous déconseille ou sur n’importe quel autre ;)
jeudi 14 septembre 2006
Une tuerie pour tes occulaires.

Du très bon ou pas? Si t'es un bon tu le sais déja, sinon cours emprunter la cassette ou télecharger illégalement cette série sur le champ. Car si comme moi t'aimes les histoires à base d'évasion, d'étreintes viriles dans la moiteur d'une cellule, de conflits inter-raciaux, de gangsters, de combines, de tatouages et autres doigts de pieds coupés au sécateur, cette série est faite pour toi.
"Tu connais les plans par coeur?"
"Mieux que ça, je les ai toujours avec moi."




